Éternia City


 

La dalle •• Jena
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// Dim 15 Juil - 22:19
La dalle669 mots
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La dalle. Couplé à la flemme de faire quelque chose à manger - même si l'ingénieur possède plusieurs automates qu'il à créé pour faire le boulot à sa place - et le voilà sur les routes. Sa tenue était habituelle. Encapuchonné afin qu'on ne le reconnaisse pas, car il faut dire, se faire arrêter à tout les coins de rues pour signer des autographes, c'était pas trop son truc. Être un prodige, c'était une chose. Avoir ouvert sa boutique en était une autre. et avoir accordé un entretien dans un magazine local avait propulsé sa tête un peu partout ici. La notoriété s'était faite. Il avait sa gueule sur un torchon, avec la phrase suivante "Je suis le plus talentueux de ma génération." Sa côte était légèrement boosté du coup, et pas que. Ses affaires étaient fructueuses. Que ce soit de la réparation ou de la création, le prodige avait un emploi du temps assez chargé et c'était notamment du fait qu'il bossait en solitaire afin de cacher ses autres travaux destinés à nuire le gouvernement.

Il s'était arrêté ici, dans cet établissement un peu racoleur, pour manger. Il faut dire que les tenues du personnel laissait à désirer. Il ne savait pas vraiment s'il était dans un fast-food local ou dans un salon érotique. Peut être un savant mélange des deux. Ce qui faisait que l'établissement était bondé. Trop bondé. Mais cela ne l'avait pas empêché de commander quelque chose et se poser à une table. Table où il y avait déjà quelqu'un. Mais c'était peut être la seule où il restait une place. Une femme seule, qui mangeait dans le silence le plus total. Il sentait légèrement son regard sur lui, mais ça ne gênait guère. A dire vrai, il allait engloutir son burger triple steak, son gobelet de soda sucré et comptait repartir tout de suite. Ceci étant, il ne se souvenait pas avoir laissé son pokemon sortir de sa pokeball. Omega semblait être là.

▬ Tu fais quoi là ? Rentre tout de suite dans ta pokéball espèce de mal éduquée va !

Son Tiplouf n'écoutait guère les ordres et semblait se lover vers la demoiselle face à lui. C'était la première fois que ça lui arrivait. Mais en essayant de l'happer dans sa pokeball, il avait remarqué que ce n'était pas son Tiplouf qui était de sortie. Non. Parce qu'en agitant sa sphère bicolore, son type eau venait lui, de sortir.

▬ Oh...

Ouais. Un petit moment de confusion. Il attrape son burger fermement entre ses mains mécaniques et envoi un grand croc dans la viande triple épaisseur. Un délice pour ses papilles gustatives. Il se lèche les coins de la bouche par la suite, passe un petit coup de serviette pour rester un semblant présentable, et présente par la suite quelques excuses au pokemon de la dame.

▬ Désolé, j't'ai confondu avec le mien. Vous avez la même tête en même temps...

Ses pupilles jaune se relèvent sur la brune face à lui.

▬ Alors comme ça, vous avez également un Tiplouf ? Excellent choix de compagnon.

C'était pas trop dans ses habitudes d'accoster les gens comme ça. C'est pas qu'il était timide, mais plutôt qu'il n'aimait pas parler pour ne rien dire. Ceci étant, Tiplouf évoluait en type acier, en Pingoléon. Et donc, c'était un sujet qu'il aimait tout particulièrement, les types aciers. Donc, il s'était permit une petite remarque avant de rester muet. Il reprend une bouchée, mais se rend compte d'une chose. Son regard, celui de cette femme, devient presque insistant parfois. Il se préparait à l'éventualité de devoir lui signer un autographe sur sa serviette en papier du fast-food ou peut être sur sa poitrine avec un gros feutre comme lors des conventions. Ah.. Les gens de nos jours n'ont plus aucune once d'éducation.  
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// Lun 16 Juil - 11:00
La dalle
Midi, l’heure du repas avait sonné. Mon estomac n’arrêtait pas de gronder, et pour passer inaperçue ou rester discrète, c’était raté. Je saluais tout le monde avant de partir en direction du fast food qui se trouvait à deux pas de la bibliothèque. Ma journée était terminée, j’étais de garde une bonne partie de la nuit et les cernes commençaient déjà à s’installer sur mon visage blafard. En passant la porte vitrée, je remarquais alors le monde se poser pour dévorer les calories par tonnes. Les terrasses étaient déjà pleines et quelques tables ci et là semblaient encore être disponible. Je passais commande avant de m’asseoir à une table double. Deux sièges, une personne. Ma foi, je n’avais pas de partenaire avec qui partager mon repas, mais il restait toujours un siège de libre. Sait-on jamais.

Yda me tournait autour, histoire d’attraper les miettes du burger qui tombait. C’était assez drôle à voir. Elle chassait presque les morceaux qui glissaient du pain. Gretchen était dans sa Pokéball, pas d’humeur à sortir certainement. En même temps, cette teigne avait retourné un coin de la bibliothèque parce que madame s’ennuyait. Ou alors, elle pensait que c’était pour me donner un peu de travail supplémentaire. En attendant, je pouvais manger tranquillement ce repas de midi. Jusqu’à ce qu’une personne ne vienne s’asseoir en face de moi. Je baissais les yeux et tirais la moue. Ses mains mécaniques attiraient mon regard, je n’arrivais plus à décrocher. Comment cela lui était arrivé ? Pourquoi ? Quand ? Trop de questions qui se battaient en duel dans ma tête, et pourtant je n’avais pas le droit de l’importuner, surtout sur un sujet certainement sensible. Alors je restais juste là, à dévorer mon burger et en observant ses mains métalliques. Jusqu’à ce qu’il daigne parler. Mais ce n’était pas à moi qu’il s’adressait. Il venait littéralement de disputer Yda. Un moment d’incompréhension. Elle venait se blottir contre ma jambe tout en jetant des petits coups d’œil discrets en direction du jeune homme. Je lui tapotais la tête afin de lui faire comprendre que tout allait bien.

Et puis l’explication ne tardait pas à arriver. Un Tiplouf identique au mien sortit d’une de ses Pokéballs. Un petit sourire discret apparaissait sur mon visage tandis que le blond croquait dans son burger triple couche. Il présentait ses excuses à Yda qui lui montrait qu’elle acceptait ses excuses avant de s’approcher de son jumeau. Elle semblait si innocente. Je n’avais pas remarqué que les pupilles jaunes du grand blond étaient remontées sur moi, tandis que mes yeux restaient scotchés sur ses mains.

- Oh... Euh oui. Disons que nous nous sommes bien trouvés, elle et moi. Et Pingoléon sera une excellente équipière.

Je fis une pause pour croquer un bout de burger avant de reprendre.

- Et je comprends maintenant pourquoi vous avez haussé la voix sur ma petite Yda. Votre Tiplouf ressemble exactement à la mienne.

Je détournais le regard des mains du garçon afin d’éviter de paraître trop insistante. Puis j’eus le malheur de plonger mon regard dans le sien. Cet homme paraissait fort de caractère. Plus que moi en tout cas. La façon dont il croquait son burger, sa manière de parler. Je me sentais petite à côté de lui. Je me sentais gênée. Il avait un regard quelque peu hypnotisant. J’étais tellement occupée à observer le jeune homme que je n’avais pas remarqué Gretchen, qui était sortie de sa Pokéball. La jalousie de cette Zorua allait prendre le dessus, et comme personne ne semblait prêter attention à elle, elle allait faire en sorte que ça change. En une fraction de seconde, la voilà qui bondit sur la table avant d’attraper le morceau restant du burger du jeune homme. Ou du moins, une partie. Mes yeux s’écarquillaient et mon teint virait du blanc au rouge en un instant. J’attrapais Gretchen avant de récupérer ce qu’elle mastiquait joyeusement. Je tendais ce qui n’avait pas été touché par la bouche du Pokémon avant de le tendre au grand blond, gênée et surtout extrêmement désolée de ce qu’il venait de se passer.

- Je suis sincèrement désolée de ce qu’il vient de se produire. Ca n’arrivera plus.

Je fis rentrer le petit monstre dans sa ball avant de manger le reste de mon burger tête baissée. Quelle honte !
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// Lun 16 Juil - 20:44
Préjudice moral875 mots
Liam
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Pour n'importe quel être humain, Pingoléon était une plus value. Il respirait tellement la classe, puis son double type était fortement intéressant. Mais il n'y avait pas que ça, il dégageait quelque chose. Une aura. De quoi magnifier n'importe quel être humain de par sa présence, même un type ayant la trempe de Liam était bonifié par la présence du pingouin d'acier. Le garçon n'avait plus rien à dire ceci étant. Il restait calme, dégustant son triple burger petit-à-petit. Jusqu'à ce que l'improbable se produisit devant ses yeux. Ses yeux étaient ébahis devant une telle scène. Un petit renardeau qui venait de quitter sa sphère, bondissant sur la table et arrachant le burger triple steak. Le jeune homme penchait sa tête sur le côté, yeux écarquillés, le regard vide ne sachant ni que dire, ni que faire. Avec la nuit qu'il venait de passer - une courte nuit de trois heures - il n'avait guère la force mentale et physique de s'emporter. Et puis, au final, il ne lui manquait qu'une petite bouchée. Ce n'était pas la fin du monde. C'était ce Zorua, au final, l'espèce de mal éduqué ! Le simple fait de penser à ça lui avait arraché un léger sourire.

La demoiselle semblait un peu gênée de la situation - tu m'étonnes - et arrachait quelques excuses, le visage légèrement rougi mais couvert de honte. Cela se sentait. Il ne connaissait pas vraiment ce sentiment, parce que la honte n'était pas quelque chose qui arrivait à l'atteindre. Il passait au-dessus, il survolait complètement cet état et ce sentiment. Mais surtout, tout ce qui lui arrivait n'était guère le fruit du hasard. Et si jamais ça devait se produire, il en assumait toutes les conséquences. Ceci étant, Liam était assez joueur. Et s'il y avait moyen de tirer quelque chose de la situation, ne serait-ce que pour s'amuser un peu, il n'allait pas se priver. Après tout, cela faisait un sacré bout de temps qu'il s'ennuyait.

▬ J'ai plus faim.  

Son regard était persistant. Il scrutait la demoiselle aux longs cheveux bruns - ou châtain, ça dépend de la perception des couleurs de tout un chacun. Et il venait de remarquer que son regard avait l'air de la déstabiliser. Il venait de prendre son burger entre les mains, et le laissait tomber à même la table. Quelques personnes aux alentours regardaient la scène. L'un d'eux avait reconnu Liam à sa façon de le regarder et de le pointer du doigt devant tout le monde, beuglant qu'elle l'avait reconnu dans un magazine dans lequel, sa photo était placardé en couverture. Liam lui adressait un regard, et quelques paroles.

▬ Tu me pointe du doigt encore une fois, et je te l'arrache pour te le foutre bien profond dans ton cul.

Ouais. Liam aimait pas trop l'impolitesse, il n'aimait pas trop non plus qu'on vienne l'importuner et il aimait encore moins qu'on le pointait du doigt. Notamment pour que tout le monde remarque que le type possède un semblant de notoriété - chose dont il ne courait pas vraiment après - et notamment encore parce qu'il était presque certain qu'un connard ou un autre allait lui demander de signer quelque chose afin de le vendre sur un site d'enchères. Cela arrivait tellement souvent. Ses yeux reviennent vers la brune, cette fois-ci. Il n'allait pas lâcher l'affaire.

▬ Si ton petit monstre à faim, n'hésite pas, j'ai perdu l'appétit avec toutes ses conneries. Ceci étant, tu m'en dois une.

Liam n'était pas quelqu'un d'impoli, loin de là. Ceci étant, il ne plaçait personne au-dessus de personne, c'était peut être pour ça qu'il avait la fâcheuse manie de tutoyer tout le monde. Chaque être humain était son semblable, ceci étant, il lui arrivait de demander aux autres de le vouvoyer. Et ça, c'était quand il se sentait supérieur à eux. Notamment en cours à l'académie. Quant il avait prouvé à son professeur qu'il était plus illustre que lui, alors qu'il avait beaucoup d'années de moins dans le domaine, il s'était mit à tutoyer son professeur et à lui demander de le vouvoyer. Il avait frôlé l'exclusion. Ceci étant, il était tellement bon en cours que l'académie ne pouvait pas se permettre de le perdre. Tout le monde voulait ce mec là, les sociétés se l'arrachaient au prix fort. Et lui, ne voulait qu'une chose : son indépendance à tout prix.

▬ Je te donne mon numéro, et dès que tu es dispo, je compte sur toi pour m'offrir un verre où ça te chante dans cette ville. Ne serait-ce que pour le préjudice moral.

Un petit clin d’œil au passage. Il ouvrait un onglet sur son AP, histoire de consulter son agenda. Il était libre dans la soirée, sauf s'il avait une commande de dernière minute mais généralement, il s'arrange toujours pour avoir ses soirées de dispo. Cela lui permet de pouvoir accomplir quelques méfaits.
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// Lun 16 Juil - 22:09
La dalle
Gretchen semblait fière de son coup. Elle mastiquait les miettes qu’il restait sur sa fourrure tout en me jetant des regards vicieux. Jamais je n’allais pouvoir obtenir ce que je voudrai d’elle. Jamais. C’est à cause d’elle que je dois assumer ce que je ne suis pas. Une mauvaise dresseuse. En réalité, c’est elle la mauvaise élève. Celle qui n’obéit à rien, sauf à elle-même. Je déteste ce comportement, peut-être qu’un jour, la boule de poil noire comprendra que je n’ai pas forcément besoin qu’elle obéisse. Mais seulement qu’elle arrête de chercher les ennuis, ce serait déjà un bon début. Seulement, allez faire comprendre ça à un Zorua encore plus immature qu’un enfant de cinq ans. Le jeune homme n’avait plus faim, de ce qu’il disait. Il lâchait sa nourriture sur la table. Mes yeux pétillaient d’incompréhension. J’étais complètement confuse. J’avais… Non. Gretchen avait coupé l’appétit à quelqu’un. Puis, il avait remarqué que quelqu’un le regardait avec insistance, en beuglant des choses sur un magazine, comme quoi le blondinet était sur la couverture. J’écarquillais les yeux tant face à la réaction du garçon qu’à ce que je venais d’apprendre. C’était quelqu’un de notoire ? Et je ne le savais même pas. Je camouflais mes mains qui commençaient à trembloter. Ce n’était pas de la peur, mais de la soumission totale. Ce type était quelqu’un de reconnu et je venais de lui couper l’appétit. Je prenais la faute de Gretchen pour moi puisqu’après tout, j’étais la dresseuse.

Une fois qu’il en avait fini avec la pseudo groupie, il replongeait ses yeux dans les miens. Déstabilisation totale. Je n’arrivais même plus à prononcer un seul mot. Rha c’était pas le moment, je devais affronter cette honte et cette timidité. Tout commençait si bien pourtant. J’avais réussi à répondre à sa question sans paniquer, il ne semblait pas méchant malgré son allure, avec ses bras mécanisés et ses yeux perçants. Bon, ok. Il avait répondu violemment à une jeune femme mais qu’aurais-je fais à sa place ? Ce n’était peut-être pas la première fois que cela devait lui arriver, et à un moment, cela doit devenir invivable. Il indiquait alors à Gretchen – tout en s’adressant à moi – que si elle avait faim, elle pouvait y aller. Seulement, il ne fallait pas lui dire deux fois. Elle avait très bien comprit le message et sortit de sa pokéball d’une traite avant de se ruer sur le triple burger. Je déglutissais. Aucune foutue manière. Et il avait ajouté que je lui en devais une ?

- Euh… Euh ou… Oui certainement ! C’est de ma faute si elle vous a coupé l’appétit, encore désolée.

Dis-je en m’inclinant légèrement. Mon éducation était peut-être un poil trop parfaite. Mais en tant que fille modèle, mes parents n’avaient rien voulus ratés avec moi. Education, respect, obéissance. Tant de chose que je ne peux combattre tant c’est ancré dans mes veines. Cependant, il ne faut pas pousser le bouchon trop loin. Il ne faudrait pas oublier que le mal rôde dans ce sang impur. Un mal profond qui n’attend que de ressurgir. Espérons juste que ce ne soit pas avant longtemps… Ainsi, le jeune homme me laissait son numéro pour que je l’invite à boire un coup, peu importait l’endroit tant que je rattrapais le coup de ma boule de poil insupportable. Cependant, je ne connaissais pas encore assez bien cette ville. J’allais certainement lui laisser le choix de l’endroit. Et le choix de ce qu’il voulait prendre. J’allais lui offrir une soirée, peu importe combien cela allait me coûter. Le pardon, ça n’avait pas de prix.

- Bi… Bien sûr ! En revanche, je vous laisse le choix de l’endroit. Je ne connais pas encore assez bien la ville pour vous inviter, et je ne voudrais pas vous décevoir cette fois-ci.

Je réfléchissais quelques instants. J’étais fatiguée de ma nuit de travail, mais je ne reprenais pas avant demain midi… Laissons-nous tenter par une proposition.

- Vous êtes libre… ce soir ? J’ai votre numéro. Je vous enverrai un message et on se retrouvera à l’endroit de votre choix. Je vous offre la soirée en guise de pardon.

C’était le moment de vérité. Allait-il accepter mon offre ou la décliner ? Dans les deux cas, Gretchen allait en prendre pour son grade. C’est tout de même de sa faute si je me retrouve dans une telle situation. Il ne manquerait plus que je ne me fasse un ennemi… Et renommé en plus.
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// Lun 16 Juil - 23:17
Préjudice moral²619 mots
Liam
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Woaw. Sacré appétit la bête. Se pouvait-il qu'elle soit mal nourrie ? Liam lui caressait la crinière pendant qu'elle mangeait. Il avait mit sa main à couper qu'elle allait lui mordre le doigt et se péter une dent dessus mais, elle n'en fit rien. Au lieu de ça, elle dévorait ce qui était un triple steak burger dégoulinant de fromage puant et fondu. Incroyable. Cet appétit de glouton était incroyable. La thèse de la malnutrition était écartée. En réalité, c'était juste une goinfre.

▬ Y'a un bar miteux dans une petite ruelle sombre à côté de chez moi, pas trop loin d'ici en fait, à Chouwa. J'te file les coordonnés GPS au cas où. Et trouve-toi une matraque électrique au cas où. On sait jamais avec les ruelles sombres.  

C'était le bar où il s'était prit la tête avec des mecs. Ici à Chouwa, on apprécie les bonnes valeurs, les vraies valeurs. La technologie y est un peu moins présente que dans le reste des quartiers d'ici. Et c'est ici qu'il logeait et qu'il bossait. C'est pas terrible comme coup de pub d'être un artisan de la technologie là où on en trouve le moins. Ceci étant, c'était un beau paradoxe pour le souligner. Et c'était l'idée que le truc soit paradoxal qui l'avait poussé à le faire. Et sinon oui. Il s'était prit la tête, et était à deux doigts d'en venir aux mains dans ce lieu de perdition. Un bar, miteux comme pas possible, dans lequel on voyait d'un mauvais œil les gens qui sur-abusaient de la technologie. On les considérait comme le fléau de tout les peuples. C'était certainement à cause de types comme ça que le monde s'était dégradé, et que tout le monde se retrouvait ici. Ils aspiraient à un coin de paradis ressemblant à quelque chose d'ancien, là où la nature reprend ses droits. Et Liam, lui, était le mouton noir dans ce troupeau. Est-ce que c'était une mauvaise idée d'aller là-bas, accompagné ? Certainement. Mais qu'est-ce que le risque si ce n'est une surdose d'adrénaline ?

▬ Je suis libre ce soir pour le rencard. Vingt heures si ça te conviens. Oublie pas la matraque ! Si tu trouve pas, n'hésite pas à passer un coup à mon atelier.

Les mots utilisés semblaient être un détonateur. Détonateur que la bombe venait de péter en pleine gueule de cette jolie brune - châtain, perception des couleurs tout ça tout ça. Au final, pour une fois, il avait quelque chose d'intéressant à faire ce soir. Passer une soirée avec quelqu'un qui semblait appréciable mais surtout, qui ne semblait pas le connaître. Et ça, c'était plus intéressant que tout au monde. Ras le cul des gens qui le suivaient dans la rue, le filmant au téléphone pour faire le buzz. Ras le cul des gens qui lui demandaient des autographes depuis qu'il était passé dans un magazine de merde. Au final, c'était devenu une mauvaise idée d'avoir dit oui à ce média pour se faire un peu d'auto-promo. Mais bon.

Il lui avait glissé une carte de visite holographique avec coordonnées GPS et plusieurs onglets dans lesquels on pouvait voir que Liam était le détenteur d'une boutique de bric-à-brac nommé "LS" non pas pour Los Santos mais bel et bien pour Liam Shearer. Puis des matraques électriques, c'est pas ce qu'il y avait de plus dur en conception.

En plus d'avoir un rencard, il se faisait un peu de pub. Sacré sagouin.
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// Mar 17 Juil - 9:57
La dalle
Gretchen n’avait aucune retenue. C’était incroyable comme elle se fichait royalement de la situation. Elle me faisait vraiment passer pour une dresseuse en carton. Pourtant, quand on regardait Yda, on se rendait bien compte que le problème ne venait pas de moi. Mais bien de la petite boule de poil qui venait de se changer en un énorme glouton. Le jeune homme avait même tenté une approche. Tel que je connaissais le monstre, elle allait lui montrer qu’on ne la dérangeait pas lors de son repas. Mais comme il avait été gracieusement offert, elle n’en fit rien. Au contraire, elle se laissait câliner tranquillement, en dévorant le triple steak dégoulinant de gras. Elle m’étonnera toujours. Et puis, le blond m’indiquait un bar ‘miteux’ dans une ‘ruelle sombre’ à côté de chez lui. Cela ne me disait rien qui vaille et les mots suivants confirmaient ma crainte. Trouve-toi une matraque électrique. Une. Matraque. Electrique. Je n’étais pas le genre de personne à affectionner le combat, et si je pouvais l’éviter alors cela m’arrangeait bien. La dernière fois, un type a succombé sous ma férocité. Je ne voudrais surtout pas que ça se reproduise ici. Je ne suis pas ce genre de personne ! Cependant, je n’allais pas l’envoyer bouler. Il fallait bien que je réponde quelque chose. Et ce ne pouvait être qu’affirmation.

-D’ac..D’accord. Je vais voir si je peux trouver ce que vous dites pour me défendre. Même si je pense fortement ne pas en avoir besoin.

J’étais généralement si discrète qu’on ne remarquait pas ma présence. Espérons que ce soit le cas dans les ruelles sombres également. Je ne voulais pas m’attirer d’ennuis. Pas ici. Pas ce soir. Pas après tout ce que j’avais surmonté. D’autant plus que le moindre faux pas est surveillé. Ces bracelets risquent de me signaler si je commence à dévier mentalement. Et je ne veux pas faire partie de ces personnes emprisonnées parce qu’elles représentent un danger. Il me donnait rendez vous à vingt heures, et me donnait même un endroit où se procurer une de ces fameuses matraque électriques. Son propre atelier. Un atelier de quoi au juste, était-il fabricant d’arme ? Ou juste férailleur ? De toute façon, je n’avais rien à perdre à aller là-bas. Les rouages étaient en marche, et quoique je fasse, j’allais me retrouver en sa compagnie ce soir, dans un bar au milieu d’une ruelle sombre de Chouwa, une matraque électrique dans la poche. J’ai l’impression de voir mon frère en quelque sorte. Nathan saurait parfaitement où trouver ce genre d’objet. Il en avait même certainement une sur lui. Et si je lui racontais que j’allais passer la soirée aux côtés d’un homme – déjà ça il ne le croirait pas – dans un bar – ce serait certainement l’éclat de rire – armée d’une matraque électrique – et là, ce serait l’achèvement – mon frère me traiterait de folle.

A ce moment là, je me disais qu’on ne vivait qu’une fois. Et me sortir des chantiers battus n’allaient pas me tuer. J’aimais bien faire la fête de temps à autres, comme tout le monde. Mais cela faisait une éternité que je n’avais pas mise les pieds dans un bar. On verra bien ce que cela va donner. En attendant, je pris les coordonnées de son atelier. Finalement, cela s’était révélé être une boutique de bric-à-brac. J’étais décidée à lui rendre visite avant le rencard afin d’obtenir une arme. Est-ce que j’allais basculer du côté démoniaque ce soir ? Je n’éspérais pas. Mais seul l’avenir nous le dira. Sept heures environ. J’avais sept heures pour me préparer à une éventuelle rixe ce soir. Ce n’était pas du tout stressant.

- Merci. Je viendrai à votre boutique vers vingt heures, si cela vous convient, bien évidemment. Je repartirai avec une de vos… matraques. Même si je pense qu’avec vous, je ne risque rien.

C’était sincère, un homme de sa carrure ne pouvait pas se laisser faire. Et j’avais le pressentiment qu’il ne laisserait pas une demoiselle dans la détresse. Enfin, je m’avançais un peu vite mais j’avais envie de lui accorder ma confiance. Ainsi, je terminais mon burger et attrapais la boule de poil dans mes bras avant de me lever et de m’incliner vers le jeune homme.

- A ce soir.

Et je partais en direction de chez moi, afin de faire un petit somme. Quelque chose me disait que ce soir, cela n’allait pas forcément se passer si facilement. Une fois à la maison, je me posais dans mon canapé, épuisée de ma nuit à la bibliothèque et commençait lentement à m’endormir. A dix neuf heures, un petit réveil s’enclencha et me poussait à me lever. J’enfilais une robe légère, noire, ainsi que des petites bottes. Il fallait savoir s’apprêter même si c’était pour un bar miteux. C’était une tenue simple et passe partout, qui ne faisait ni vulgaire, ni trop habillé. Une tenue que je pourrais porter tous les jours si je le souhaitais. J’attrapais mon sac, mis la pokéball d’Yda à l’intérieur et laissais Gretchen à la maison. Elle avait fait assez de bourdes comme ça. Une fois dehors, je me dirigeais donc vers LS. Je me rendais compte que je ne lui avais même pas donné mon nom… Quelle erreur de ma part. J’entrais donc dans sa boutique tout en regardant un peu partout. J’attendais tranquillement que le jeune homme daigne se montrer. Peut-être était-il dans l’arrière boutique. En tout cas, je n’allais pas chercher à savoir où il était, je patientais tranquillement devant ce qui semblait être un comptoir.
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// Mar 17 Juil - 20:49
Bar983 mots
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On ne savait jamais sur qui on pouvait tomber. Et ce qui était certain, c'est que dans une ruelle minable, il fallait toujours être armé. Il n'y avait rien de mieux, même si l'idée que par la suite on pouvait devenir un déviant en cas de légitime défense vis-à-vis de Sybil foutait les nerfs de Liam en rogne. Sérieusement... La meilleure chose à faire en cas d'agression, était de se laisser faire. Ouais. C'était con n'est-ce pas ! Quoi qu'il en soit, cette petite, il lui fallait une arme. C'est tout. Il n'y avait pas à tortiller du cul pour chier droit. Il lui avait proposé de passer directement à son atelier avant d'aller au bar. Au moins, à l'aller, ils feraient la route ensemble. Ceci étant, ne sachant pas de quoi le retour serait fait, et de ce qu'il pouvait se passer une fois là-bas, au moins elle avait un moyen de défense légitime.

Liam avait mit les voiles du fast-food. ! Il était enfin de retour dans son atelier une bonne vingtaine de minutes plus tard. Assez pour commencer à bosser un peu. Les heures s'écoulaient assez rapidement, tant il avait de boulot à faire aujourd'hui. Des retards sur un bon nombre de contrats. Répondre à quelques propositions pour des prototypes que ce soit pour le gouvernement ou l'armée, ça, il avait tout déchiré et brûlé dans un mini-incinérateur histoire de n'avoir aucune trace sur place. Il mentirait tout simplement en disant qu'il n'avait rien reçu. Bosser pour le gouvernement local, c'était comme se mettre une balle dans le pied. Et ça, c'était hors de question.

Une voix féminine malgré que robotique, se faisait entendre dans la boutique. "Maître, vous avez de la visite." Son assistant personnel, mais pas que, "le cabot" comme il l'appelle, venait de l'informer. Le "cabot" était une sorte de Google Home beaucoup plus performant. Sa voix provenait d'échantillons réels d'une actrice de cinéma, dont il avait enregistré chaque syllabe, chaque mot. De plus, le "cabot" pouvait également se changer en moto pour sillonner les routes. Et mis à part ça, il pouvait aussi se changer en automate qui faisait la lessive, la cuisine, l'entraînait au combat. Bref. Un outil véritablement performant. Et tout ça, c'était son acquis à lui. C'était sa création, et il y avait déposé un brevet. Quiconque voulait créer le même était obligé de lui acheter son brevet. Et bien évidemment, le prix était tout sauf abordable. En temps de crise, le vendre lui rapporterait certainement de quoi vivre aisément encore quarante ans.

Il était en train de terminer les branchements. Il y eu une explosion qui l'avait balancé à l'autre bout de la pièce. Ses vêtements étaient déchirés. La structure métallique qu'il avait sur tout le corps ou presque - l'extérieur uniquement, les bras, les jambes, et un peu au niveau du torse - semblait être légèrement noirci mais il ne s'en plaignait pas. Liam avait reçu quelques ajustements histoire de pouvoir survivre un peu plus longtemps dans ce monde hostile. Il apparaît tel quel, le haut du corps déchiré et avec quelques noircissements sur la tôle de métal sur son torse et ses bras, devant la jeune femme.

▬ Je suis à toi dans quelques secondes !

Il retournait dans son atelier, ne serait-ce que pour se changer et mettre une tenue passable, pas déchirée. Liam revenait vers elle par la suite, avec un petit tube métallique qu'il glissait dans la main de la demoiselle. Il l'a guidait, de ses propres mains à lui. Tenir fermement le manche et donner un coup direct dans le vide. Le tube s'était déployé, formant un grand arc électrique en son bout, deux conducteurs en forme de dent se passant des charges d'électricité sous haute tension.

▬ Une fois déployé, t'appui sur le petit truc là, et hop, il se remballe et prend aucune place. Le métal que j'ai utilisé ne sonne pas dans les portiques, tu peux te le trimbaler partout. C'est cadeau.

Il place une clope entre ses lèvres, et décide de quitter l'atelier en confiant la surveillance et la sécurité des lieux à son cabot. Cette fois-ci, il allait faire un peu de route à pied. Cela lui laisserait le temps de fumer sa clope tranquillement, surtout que c'était une rue annexe à son atelier, qui lui servait aussi de maison accessoirement. Même s'il avait une vraie maison. Mais ce qui était censé être un bureau pour étudier les dossiers s'était transformé en petite chambre d'appoint. Un lit, une radio, une armoire. Des cendriers et une table basse. Le strict minimum. Tout ce dont il avait besoin.

▬ C'est juste ici. Tu vois, c'était pas loin.

Cela se pouvait qu'une rixe éclate. Tout le monde ici pensait que Liam n'était ni plus ni moins qu'un robot. Un robot qui rapportait de l'argent à son créateur. Alors qu'en réalité pas du tout. Mais bon. Les gens, ils pensaient un peu ce qu'ils voulaient. Toujours est-il qu'il était vu d'un très mauvais œil. Certains voulaient lui arracher la tête ne serait-ce que pour voir s'il y a des circuits imprimés. Il était sorti avec quelques contusions d'ici, la dernière fois qu'il était passé. Ceci étant, tout le monde s'était tût lorsqu'il était rentré accompagné. Peut être que les avis allaient changer. De toute façon, dans tout les cas, il n'allait pas changer de bar pour autant. C'était le plus proche, et il n'avait pas envie de se farcir toute la ville afin de trouver un lieu où il pouvait boire quelques verres.

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// Mer 18 Juil - 12:12
La dalle
La voix d’une femme robotisée résonnait dans l’enseigne, je n’avais pas entendu lors de mon arrivée, mais avec un peu de volonté, et de concentration, on pouvait l’entendre parler à quelqu’un. Je suppose que c’était un message pour le jeune homme afin qu’il se rende compte des visites. Il n’avait pas l’air d’y avoir d’autres personnes, il devait tenir la maison en solitaire. Parfois, cela est mieux pour mieux gérer son affaire. Quand d’autres personnes se mêlent à la boutique, les choses peuvent mal tourner. Ou pire, couler. Il y aura toujours quelqu’un pour se plaindre de son travail, de son emploi du temps, de la manière dont est gérée la chose. Alors qu’en solitaire, on sait que le travail effectué sera bien fait, et on sait où on en est. Je suis d’accord avec le principe : On n’est jamais mieux servi que par soi-même. A condition d’en accepter les conséquences.

Un bruit, comme une explosion retentissait, je tentais un regard sans trop m’imposer. Je n’y voyais pas grand-chose. J’espérais qu’il ne faisait pas des expériences étranges là derrière. Le mystère de ce blondinet commençait à me faire réfléchir. Sur quoi pouvait-il travailler ? Qui était-il réellement ? Pourquoi possède-t-il des membres mécaniques… Et pas seulement des membres, puisque lorsqu’il apparu devant moi, c’était bel et bien la moitié de son corps qui était fait de métal. Je fus surprise pendant une ou deux secondes. Il me fit attendre encore un petit peu avant de revenir avec une tenue appropriée, cachant alors la structure métallique corporelle. Il ne revenait pas les mains vides d’ailleurs, il savait bien que si j’étais venue à son atelier, c’était parce que je n’avais pas trouvé de matraque électrique. Le grand blond s’approchait de moi avant de me la glisser dans les mains. Par la suite, il guidait mes gestes afin de me montrer comment se servir de tube métallique. Une fois déployé, un arc électrique se créait entre les deux bouts. Et lorsqu’il retrouvait sa forme initiale, il ne prenait pas de place. C’était vraiment un outil de défense formidable, cependant j’espérais ne pas avoir à m’en servir. Je ne voulais pas passer pour une criminelle aux yeux de Sybil.

- Euh… Merci, c’est gentil de votre part.

Je ne savais pas trop si je devais le remercier de m’avoir donné de quoi me défendre. On se sentait peut-être plus en sécurité avec un objet pareil dans le sac, mais cela pouvait nous pousser à user de violence quand il n’y en avait pas besoin. Cependant, ce n’était pas mon genre de me laisser m’emporter. Enfin, je faisais tout pour garder le démon enchaîné en tout cas. C’est pour ça que d’un côté, je n’étais pas tant rassurée de savoir que j’avais une arme dans le sac. Tout pouvait déborder si rapidement… Cependant, maintenant que c’est fait, je n’allais pas refuser. Je le rangeais donc dans le sac que j’avais emporté avant de le suivre. Il savait mieux que moi où nous devions aller. Et effectivement, ce n’était pas loin du tout. En quelques minutes nous y étions. Et encore, si ce n’était pas des secondes. Je le suivais de très près, c’était limite si je n’allais pas m’accrocher à son bras tant les lieux ne me rassuraient pas. Mais je me retins et le suivais juste à la trace. Toujours était-il que l’endroit était sombre, et assez effrayant. Je ne m’y aventurerais pas seule. Cependant, je lui devais cette soirée, et j’allais rester jusqu’au bout même s’il fallait avoir la boule au ventre. Au final, au fond de moi, je me disais : « Qu’est ce qu’il peut bien m’arriver ? ».

Une fois à l’intérieur, je sentais les regards peser sur nous. Mais qui était réellement la proie de ces regards ? Lui ? Ou peut-être moi ? Après tout, il était fait de métal et les gens d’ici n’avaient pas l’air d’apprécier cet élan technologique. Mais je pouvais très bien être la cible aussi. Une jeune fille peut-être un peu trop bien pour ce genre d’endroit et les gens recommençaient à discuter entre eux, toujours le regard posé sur nous. Je suivais le jeune homme jusqu’à une table avant de finalement lui demander quelque chose.

- Pourquoi tous ces gens vous regardent-ils comme si vous étiez… la peste en personne ? Si c’est parce que vous avez des membres robotisés, ce ne sont que des idiots.

Une réflexion qui ne passerait peut-être pas très bien, que ce soit pour lui, ou pour eux. Mais cela me permettrait peut-être d’en savoir un peu plus sur sa carrure particulière. Contrairement aux messes basses que j’entendais qui disaient que c’était une machine, qu’il n’était pas humain, moi je n’y croyais pas une seule seconde. Il n’avait rien d’un être factice. Déjà, un robot n’irait pas dans un bar pour passer une bonne soirée avec une jeune fille. A moins que je ne sois trop naïve et que je ne sois pas assez proche de la technologie pour m’en rendre compte. Mais ce soir, je ne comptais pas me prendre la tête avec les poivrots du coin. Je comptais bien me faire pardonner l’erreur de Gretchen ce midi, et lui faire passer un agréable moment.

- N’oubliez pas, prenez tout ce que vous voulez ce soir. Tout vous est offert. En guise de pardon.

Un tendre sourire, et un signe pour happer un serveur au passage. Tout en restant polie bien sûr, je ne voulais pas paraître hautaine.
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// Mer 18 Juil - 21:52
Bar675 mots
Liam
Shearer
Jena
Walker


L'ambiance locale était comme à son habitude : froide à l'égard des adeptes de la technologie comme Liam. Mais bon. Il ne s'inquiétait que très peu de ces types là. Ils étaient du genre à parler fort mais à très peu agir. Et dans le pire des cas, Sybil allait les rattraper avant même que Liam n'ai à faire quoi que ce soit. C'était peut être la seule chose positive avec ce système mis en place, un système qu'il n'appréciait pas tout particulièrement, mais qui était efficace sur quelques points, et incroyablement mauvais sur d'autres. Donc oui. Liam était une bête de foire ici. La faune ne l'appréciait pas particulièrement. Et l'autre femme, aujourd'hui, allait certainement être blacklistée. Mais ça, ça ne l'empêchait pas de revenir ici, encore et encore. L'endroit le plus proche pour aller boire un verre, et fallait pas compter sur lui pour se balader dans tout le ghetto d'Eternia afin de trouver une nouvelle brasserie. Manquerait que ça. Si ça leur plaisait pas de voir sa gueule, c'était à eux de changer de crèmerie.

▬ Et bien, je pourrais te faire une thèse sur le pourquoi du comment. Mais ça risque d'être aussi long que ma thèse d'admission à l'académie de la Devon. 173 pages recto-verso sur le transhumanisme que j'ai achevé par une opération sur mon propre corps. Tout ça pour dire que, ils me voient comme une menace pour plusieurs choses. D'une, je leurs suis supérieurs, à eux tous réunis ils ne m'arrivent pas à la cheville. De deux, exact. Ils ne me voient pas d'un très bon œil, tant j'ai fais pratiqué d'expérience sur mon corps. Ils me considèrent comme un robot, un vulgaire automate. Et les automates, généralement, font parti du gouvernement. Et ces mecs là, n'aiment pas trop les forces de l'ordre tant ils sont mauvais dans le fond. Donc ça peut être un facteur, encore un, pour qu'ils me détestent.

Il marque une courte pause dans ses dires afin d'allumer une clope. Il pose le paquet sur la table, bonne ambiance, elle pouvait se servir autant de fois qu'elle voulait. A vrai dire, c'est elle qui payait la tournée - quoique, apparemment, elle payait la soirée. Ceci étant, il n'allait guère abuser. Liam était de ceux qui pouvaient abuser sur une soirée, et avoir des notes qui s'élevaient à trois chiffres, pour lui et lui seul. Les affaires n'allaient pas être prospères avec la gueule de bois qui durerait au moins toute la journée du demain. Et au petit matin, après avoir dormi pendant vingt-quatre heures, il n'allait guère s'amuser à bricoler, trop crevé pour ça. Donc, la bonne idée, c'était d'y aller modérément. Surtout que, va savoir si l'un d'eux décide de se chauffer contre lui. Être bourré dans ce cas là, signifie être démantelé, dans le meilleur des cas.

▬ Ceci étant, au cas où tu te poserais la question, la réponse est non. Je ne suis ni un automate, ni un robot. Juste le meilleur ingénieur de sa génération ayant fait une batterie de tests sur son propre corps. Pour ta gouverne, j'ai encore ma bite et mes doigts de pied.

Il rigole, tout en ajoutant qu'en fait non, il n'avait plus ses doigts de pied.

▬ Mais bon. Dans tout les cas, normalement, il devrait rien t'arriver ce soir. Ces types là, j'peux m'en charger eaaaasy.

Surévaluation ou triste réalité ? Allez savoir. En tout cas, son excès de confiance à l'égard d'un combat à main nues était tel qu'il n'hésiterait pas à se lancer dans la danse. Elle avait appelé un serveur, il avait commandé un whisky provenant de Kantô. Le meilleur, selon lui.

▬ Et toi sinon, tu bosse dans quoi ? Et, au fait, t't'appelle comment ?
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// Jeu 19 Juil - 18:47
La dalle
Le regard insistant es autres commençaient vraiment à me mettre mal à l’aise. Qu’y avait-il de mal à venir accompagné d’un homme tel que Liam ? Rien. Il était juste différent. Et les gens n’aimaient pas la différence. Ca tombait mal, parce que de mon côté je m’en fichais. Il pouvait être blanc, noir, blond, brun, métallique, brûlé, peu m’importait. Mais la populace n’était pas comme moi. La gentillesse était un don. Et aussi rare soit-il, je l’avais en ma possession, et j’allais en user ce soir. Gretchen n’était pas là pour nous pourrir la soirée, alors je profitais un maximum. D’autant plus que cela faisait un moment que je n’étais pas sortie en réalité… Pendant ce temps, le jeune homme m’expliquait la raison de la haine des autres envers lui. Il parlait d’une thèse de 173 pages sur le transhumanisme et qu’il s’était lui-même infligé cela à son corps pour compléter la thèse. Je lui devais tout mon respect, juste pour avoir écrit une thèse sur un sujet qui semblait passionnant, et en prime, pour ce qu’il avait osé se faire. Je regardais sans trop insister la complexité de son travail. C’était vraiment remarquable, et encore plus pour quelqu’un qui n’y connait pas grand-chose en technologie.

Par ailleurs, il ne manquait pas d’ajouter sa supériorité, et je n’étais personne pour lui dire le contraire. Je n’avais même pas accompli la moitié de ce qu’il avait pu entreprendre. Alors certes, j’étais intelligente, mais sous une autre forme. Je n’arriverai jamais à sa hauteur non plus, il faut bien se l’avouer. Il ajoutait le fait que les autres le prenaient certainement pour un automate, un chien à la botte du gouvernement. Une raison supplémentaire pour le haïr et lui porter une attention malsaine.

- Je vois. Cependant, hum… J’aimerais bien lire votre thèse, cela étofferait fortement mon domaine de compétence. A vrai dire, en vous regardant de plus près, je pense même que cela peut être réellement intéressant.

Cela pouvait paraître étrange quand on ne me connaissait pas. Mais je me nourrissais de la culture littéraire, et j’acceptais tous types de lecture. J’ingérais littéralement les mots, et j’allais certainement devenir un puits de connaissances. Un véritable livre vivant. Mais j’aimais ça, et c’est pour ça que la technologie et moi… Ca faisait deux. Alors si je pouvais en apprendre plus sur l’ingénierie via une documentation écrite par un homme qui a osé expérimenter ses propres thèses, je deviendrais certainement la femme la plus chanceuse d’Eternia. Tout dépendait de la façon dont on voyait les choses. Il s’était arrêté de parler pour fumer, et avait laissé son paquet traîner sur la table. Etait-ce raisonnable de se laisser tenter ? Bien sûr que non. Mais je me disais qu’on ne vivait qu’une fois. J’attrapais le paquet, sortit une cigarette avant de l’allumer avec un briquet qui traînait dans mon sac. Certainement un oubli de mon frère. Et je me mis alors à avaler la fumée avant de me mettre à tousser légèrement. Je ne fumais pas régulièrement, mais cela m’irritait toujours autant. Un sourire se glissa sur mes lèvres avant de l’écouter à nouveau. Il avait bien deviné que je me posais la question, intérieurement. Il n’était pas un robot, mais bel et bien un humain. Fascinant. Même si je ne pensais absolument pas le contraire. Sa dernière phrase me fit éclater de rire entre deux étouffements.

- Vous ne pensiez tout de même pas que je vous prenais pour une machine ? Je sais faire la différence. Même si je ne m’y connais que très peu… En fait, plutôt pas du tout en technologie, j’ai tout de suite vu que vous n’étiez pas un automate. Ils n’agissent pas comme un humain. Ils peuvent nous copier, certes, mais ils ne seront jamais comme nous.

Entre temps, j’avais commandé un verre de vin blanc pétillant. Oui, c’était raffiné, mais j’aimais ça. Et je me sentais plutôt à l’aise avec le blondinet. Chose étrange, car d’habitude j’ai plutôt tendance à me sentir… Très timide. C’était certainement l’ambiance, et la compagnie… Qui sait. Je ne pouvais me l’expliquer. Et puis, la suite devint intéressante. Comme quoi il devrait s’occuper aisément des personnes qui nous chercheraient des noises. Je ne pouvais m’empêcher de le titiller un peu.

- Devrait ? Vous voulez dire que vous n’êtes pas sûr de vous, Monsieur Shearer ?

Un petit sourire en coin. Ma famille ne me reconnaîtrait pas. Je me laissais complètement emporter par la situation. Ce n’était peut être pas forcément un bon signe, mais pour le moment tout était sous contrôle. Et puis, il mit le doigt sur quelque chose à laquelle je n’avais même pas pensé. Mon nom. Ma profession. Exact, j’avais carrément omis de me présenter.

- Ma profession n’est certainement pas aussi intéressante que la votre, en tout cas, j’aime ce que je fais. Je suis bibliothécaire à la bibliothèque municipale. J’apprends des livres, de ce qu’ils ont à nous raconter. Je veille sur des millénaires d’écritures. Et en ce qui concerne mon nom, c’est Jena. Enchanté, Monsieur Shearer.

Les verres étaient arrivés et je commençais à déguster le vin blanc. C’était un délice. Yda était sortie de sa Pokéball pour picorer un peu dans mon verre. Quoi, vous n’avez jamais vu un Pokémon boire de l’alcool ? Maintenant c’est chose faite ! Et puis, elle retournait dans le sac en attendant que la soirée se passe. Des types sortaient du bar en passant à nos côtés et venaient littéralement de me bousculer. L’avaient-ils fait exprès ? Je n’en savais rien, mais ça avait le don de me faire monter en pression gentiment. La nicotine, l’alcool… C’était pas bon tout ça. Je serrais le poing avant de prendre une profonde inspiration. Je fermais les yeux avant de les regarder en souriant.

- Vous pourriez vous excuser messieurs, cela ne se fait pas envers une demoiselle.

Provocation, je ne sais pas. En tout cas, je ne supportais pas les rustres. Et ces types là allaient goûter à la bête intérieure s’ils osaient entrer dans la danse.
1008 mots.
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// Ven 20 Juil - 0:23
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La soirée battait son plein, encore une fois, dans ce bar miteux. A croire que c'était la seule source de plaisir populaire du quartier. Quartier de merde soit-dit en passant. Enfin bon. La seule chose correcte de ces lieux, était le débit de boisson qu'il y avait ici. Elle disait qu'en le regardant de plus près, l'idée de lire sa thèse semblait réellement intéressante. En quoi ? Va savoir. Peut être qu'elle s'intéressait de près ou de loin à la technologie ou au transhumanisme. Quoi qu'il en soit, il lui restait la copie originelle de ses travaux, comme de tout les autres. Tout ses travaux, tout ses cours, Liam à toujours tout gardé avec lui. Dans un futur, une copie originelle d'un énorme travail pouvait se vendre à prix d'or et ça pouvait aider à arrondir les fins de mois difficiles, qui sait.

▬ C'est extrêmement pompeux à lire. Mais bon. Un tel ouvrage, vous ne le trouverez pas à la bibliothèque du coin.

Il riait. Ouais. On ne pouvait pas trouver "Je suis un Homme, je suis un Dieu" aux éditions Flammarion. Et comme le disait l'adage, la science leur avait apprit à être des déités avant même qu'ils n'apprennent à être des hommes. Lui n'était pas encore un homme. Ceci étant, dans sa profession, il se qualifiait comme un être supérieur. Non pas un Dieu, mais un prophète. Il n'avait rien créé en sept jours. Par contre, il l'avait upgradé. Et grâce à son art, il comptait guider les autres vers la lumière. Pourquoi pas en reprenant le flambeau une fois qu'il aura passé l'arme à gauche. Ce qui, évidemment, n'était pas prévu pour demain.

Quoique.

A voir la réaction de ses petits groupes, cela se pouvait bien. Liam sentait les regards peser de plus en plus sur lui. C'est que ça en devient presque oppressant. Jena n'était pas dans le faux lorsqu'elle parlait des automates et ce qu'ils pouvaient faire. Mais elle ne connaissait pas les automates de Liam. Ils semblaient si réels qu'il était très compliqué de faire croire l'inverse. Ils semblaient plus humains que les humains eux-mêmes. Mais bon. Ils ont tous été démantelés de manière artisanale. Oui. A la bombe. Ils commençaient, à deux, à vouloir faire une rébellion. Et le maître avait détruit sa création avant que l'élève puisse dépasser le maître. Sait-on jamais. Créer un monstre de Frankenstein, n'était pas une si bonne chose.

▬ Oui. Devrait. Non pas que je doute. Mais je ne peux me défendre et te défendre en même temps. Je ne peux pas agir sur deux fronts. Je ne suis qu'un homme après tout.

Un sacré homme tout de même, qu'on se le dise. L'alcool arrivait à nouveau sur la table. Il y en avait pour tout le monde. Que ce soit pour Jena. Pour Liam. Pour le Tiplouf - pourquoi pas. Cela n'avait pas traversé l'esprit que, depuis le temps qu'il buvait seul, il pouvait servir une coupette à l'un de ses partenaires. Mais il en était mieux ainsi. S'ils avaient ne serait-ce que l'alcool mauvais, ça pouvait très vite dégénérer. Et puis même, ne serait-ce que pour leur santé mentale et physique. C'était pas la meilleure des idées.

C'est alors que des types étaient entrés. Liam s'était allumé une cigarette, encore une. Il avait noté qu'elle s'était servie dans le paquet, mais que fumer ne faisait pas véritablement parti de ses addictions. Du moins, pas assez. Lui, ne sourcillait pas. Jena provoquait. Liam se frottait les yeux. Puis il activait un petit appareil auditif pour mieux écouter les conversation au loin. Une sorte de sonotone mais pas pour malentendants. Pour encore mieux entendre dirons-nous.

Et ce qui se disait, ne sentait pas bon pour les affaires du groupe. Sans dire un mot, il s'était levé et avait empoigné le bras de la demoiselle. De l'autre main, il déposait quelques billets sur la table et empressait le pas, tout en la tirant vers lui. Les explications viendrait par la suite. Dans tout les cas, quelques secondes de plus ici, et les deux signaient leur arrêt de mort. Liam n'avait pas l'habitude de fuir, mais comme le disait une personne qui à l'époque comptait pour lui "il faut savoir choisir ses batailles." et cette bataille là, clairement, allait se transformer en échec cuisant. Il fallait quitter les lieux avant de ne plus pouvoir le faire, et être confronté directement ou indirectement à la mort. Le mi-robot continuait d'emboîter le pas, claquant à chaque fois son talon sur l'asphalte.

▬ Ces mecs-là, méfie t'en. Je crois que même moi je ne fais pas le poids.

Des ordures de la pire espèce. Le summum de la chaîne alimentaire. Flirter de trop près avec un de ces mecs, et c'était un châtiment pire que la mort. Pour eux, la seule solution était une attaque placée, mais surtout très discrète. Un sniper, une balle entre les yeux, aucune trace, aucun indice. Parce qu'ils te retrouvent, c'est fini.

▬ Toi qui voulais voir ma thèse, tu va être servie !

Direction l'atelier. A peine une fois dedans, sécurité maximale. Des grands rideaux de fer s'écrasent à même le sol, le cabot était dressé tel un seul homme, avec de quoi faire exploser toute la ville s'il le fallait en guise d'armement. Il ne bronchait pas. Il n'y avait qu'un laser rouge qui faisait un balayage horizontal puis vertical. Normalement, ils ne devraient pas le suivre jusqu'ici. Déloger Liam de son atelier, c'était pire qu'une mission impossible. Il avait tout en son nécessaire ici pour survivre à une guerre technologique. Et peut être même assez pour en gagner une autre.

▬ C'est pas le meilleur endroit sur terre pour un rencard mais... ça ferra l'affaire.

Il avait une petite piaule ici. Pas grand chose. Un lit, qui servait surtout de canapé. Un bureau. Des tonnes de paperasse. couplée à des tonnes de cadavre de bières, elles-même couplées à des tonnes de cigarettes entassées dans un cendrier. Ouais. Peu charmant. Mais c'était authentique, et ça collait à la personne. Il ressortait de sous son lit, une petite bouteille assez rustique qu'il avait certainement acheté un jour dans une épicerie local plutôt qu'un centre-commercial gigantesque. A même le goulot, tel des cow-boys. Sans pression le mec. C'était du Liam tout craché.

▬ T'a vu, c'pompeux hein !
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// Ven 20 Juil - 10:17
La dalle
La tension était à son comble. Je ne me sentais pas de finir la soirée ici, si nous arrivions à la finir évidemment. Tout était pesant. Les regards, les discussions, c’était limite si on pouvait entendre les gens penser. Je n’arrivais tout bonnement pas à comprendre les personnes assises dans ce bar. Juger sans connaître était la pire abomination de ce monde. Je n’aimais pas le jugement. On pouvait passer à côté de tellement de chose bénéfique à cause du jugement, et encore plus quand tout le monde pense pareil. Seulement, ce n’était pas mon cas, et j’allais peut-être être l’exception. Celle qui se fiche des apparences, et qui ne se pose pas de question. Liam était quelqu’un de sympathique. En tout cas, c’est ce qu’il me laissait paraître pour le moment. Mes impressions étaient rarement faussées. Et après ma petite provocation gratuite, Liam s’était levé avant de m’agripper le bras. Il déposait des billets tandis que j’eu à peine le temps d’attraper mon sac au vol. Et nous voilà dehors, à presser le pas, toujours sous l’emprise du jeune homme. Il semblait pressé de quitter l’endroit et je ne comprenais pas pourquoi. Je n’avais pas cherché à me battre. Juste à leur donner un peu d’éducation. Ces grosses brutes pensaient qu’ils avaient tous les droits parce qu’ils faisaient partis d’un gang de malfrat. Cependant, j’avais déjà prouvé par le passé qu’ils n’étaient pas invulnérables. Enfin, qui sait. Liam vient certainement de sauver la vie de quelqu’un. Peut-être la mienne, ou peut-être la leur.

Il m’avait dit de me méfier d’eux, et que lui-même ne pensait pas faire le poids. Finalement, c’était mieux comme ça. La soirée se terminerait certainement sans encombre. Cependant, je venais de remarquer que je ne lui avais rien payé. Je lui devais toujours quelque chose… Bravo Jena, encore quelque chose de foiré. J’aborderai le sujet une fois en sécurité, ce qui ne tardait pas puisque nous venions d’arriver à son atelier. Un rideau de fer s’écrasait derrière nous, un robot analysait tout ce qu’il y avait autour de lui via un laser rouge. C’était un vrai bunker, je me sentais déjà moins en danger. En tout cas, je pense que personne ne viendra nous chercher ici. Et surtout, personne ne pourra entrer. Ce qu’il me dit par la suite me fit sourire. Un rencard. Le mot n’était peut-être pas approprié à la situation, ou alors ma définition du mot n’était pas la même que la sienne. J’approchais de lui après avoir fait un tour de la maison, juste visuellement parlant.

- Ça ne me gêne pas, ça évite qu’un bain de sang n’éclate. Cependant, je vous en dois toujours une, Monsieur Shearer. En partant, vous avez laissé un billet. Je me demande donc comment puis-je me faire pardonner l’affront de ma Zorua de ce midi ?

Et puis avant de continuer notre bavardage, il avait sorti une bouteille rustique, et j’avais hâte de mettre la main sur cette thèse soit disant… Pompeuse. Il ne se rendait pas compte de tout ce que je pouvais apprendre sur les personnes qui écrivaient les livres. Leur manière d’écrire, leur passion, et je pouvais même détecter la supériorité de quelqu’un à sa façon d’écrire. Certaines personnes sont très hautaines dans leur manière de tourner les phrases à l’écrit. Et c’est à ce moment-là qu’on voit si quelqu’un fait partie d’une catégorie de gens spéciaux. Des gens supérieurs intellectuellement, physiquement, et on ressent le sujet maîtrisé. C’est là qu’on se dit qu’on a affaire à quelqu’un de spécial. Et je n’en attendais pas moins du jeune homme. Pour en arriver aux expériences qu’il a menées sur son corps, il devait forcément avoir une maîtrise totale de son sujet. Sinon, il ne se tiendrait pas debout, devant moi, aujourd’hui. C’était tout bonnement fascinant. Et je commençais à dévorer les pages de cette fameuse thèse. Jusqu’à m’interrompre.

- Au contraire, cela est très intéressant. Vous êtes quelqu’un de brillant, Monsieur Shearer. Et si ce n’est pas trop indiscret… Puis-je… vous demander votre âge ?

La mécanique de son corps ne me permettait pas de déterminer un âge réel pour le jeune homme. Tout était faussé, et je ne voulais pas le froisser en le vieillissant ou en le rajeunissant de trop. Je continuais à dévorer sa thèse. Avant de m’arrêter un moment. Cela pouvait paraître impoli de se plonger dans une lecture approfondie alors que j’étais en compagnie de quelqu’un d’absolument respectable. Par ailleurs, je me suis souvenu de la jeune femme de ce midi. Et maintenant, je commençais à comprendre pourquoi il était reconnu. C’était honteux de ma part de ne pas le connaître. Cependant, cela n’avait pas l’air de le déranger. Au contraire, il devait être heureux de tomber sur une personne agissant normalement avec lui.

- Auriez-vous un verre dans lequel je puisse boire s’il vous plait ?

Je n’oserai jamais boire au goulot après lui. Non pas que c’était répugnant, cela ne me dérangeait pas spécialement. Mais je n’allais pas le faire sans son autorisation. Par politesse et respect. Même si l’envie ne manquait pas de lui agripper la bouteille et de laisser le breuvage couler à flot dans mon gosier. Parfois, je me disais que je ressemblais plus à mon frère que je ne le pensais… C’était très mauvais signe.
883 mots.
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// Ven 20 Juil - 22:39
A l'atelier780 mots
Liam
Shearer
Jena
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Je suis un homme, je suis un dieu. Thèse, Hypothèses, Point de vue d'un ingénieur hors normes, ouais, avec un bouquin pareil, vous en avez forcément pour votre argent. Liam n'était pas du genre à lésiner le travail bien fait. Au contraire même. Il savait pertinemment que s'il voulait quelque chose dans ce bas monde, il fallait s'en donner les moyens. Et que bosser avec un binôme ou engager quelqu'un pour le faire à sa place, ne donnerait pas le même résultat. Et donc, il l'avait écrit en solitaire sa thèse. Il n'avait engagé personne pour taper à sa place, contrairement à certaines personnes. Il ne s'était aidé d'aucun site pour arranger ses tournures de phrases. Tout était donc, d'un parfait naturel. C'était peut être ça, son avantage. Le jeune homme n'avait pas des milliards de mots pour dire quelque chose, il n'avait qu'une petite panoplie de synonymes pour éviter la répétition, mais ça ne le dérangeait pas. Il avait toujours préféré y aller franco, franc-jeu, tel qu'il était au naturel.

▬ Môsieur Shearer par-ci, Môsieur Shearer par-là... Appelle-moi Liam steuplait. J'ai l'impression d'être une personne âgée avec toi, et c'pas tip top comme rencard du coup. Et t'inquiètes, tu te fais déjà pardonner là.

Il est vrai que, du coup, Liam était du genre à être en solitaire. Mais il ne refusait pas la présence d'une belle femme. Ne serait-ce que pour quelques heures, ça permettait de s'évader un peu. Depuis qu'il est en froid avec sa famille, et n'ayant aucun collègue de boulot et encore moins lorsqu'il était à l'académie - puisque Liam était du genre à être un petit connard qui voulait montrer à tout le monde qu'il était meilleur que les autres - le gaillard n'avait guère habitude d'être entouré. Et du coup, c'était cool.

▬ J'fais si vieux que tu me demande mon âge ?

Il en profite pour lui tourner le dos, afin d'enlever son T-shirt. On ne sait jamais avec les groupies. C'était tout à fait possible qu'elle ait des étoiles plein les yeux, et après ça demande des trucs bizarre comme l'autre qui lui avait demandé de lui faire un autographe au laser sur le corps. Des cinglés les gens. Le presque trentenaire décide donc d'enlever ses plaques sur le torse, afin d'être plus léger d'une, mais également parce qu'il n'avait plus besoin de protection. En deux trois coups de vis, les particules métalliques sur son torse et son dos tombent à même le sol. Un gilet pare-balle fort pratique, mais qui demandait de temps en temps quelques réajustements. Parce que bon sang, qu'est-ce qu'il tenait chaud d'ailleurs ! Mais pas que. Fallait le rafistoler assez souvent, afin qu'il n'ai aucun impact, rien. C'était une sorte de gilet, métallique, qui recouvrait son dos et son torse. Donc la moindre fissure et il ne servirait plus à rien. Et même si aujourd'hui, il n'avait reçu aucun choc, on n'était jamais trop prudent. Puis bon. A l'atelier, il ne risquait rien.

▬ Sinon j'ai que vingt-huit ans Jena. Et toi ?

La dame, elle demandait un verre pour boire. Han. C'était presque fâcheux, parce qu'il n'avait rien sous la main. Mais bon. Il attrapait la bouteille, pour lui montrer qu'il avait un verre naturel qui s'appelait le gosier. Mais encore une fois, c'était pas tip top pour une "dame" tel qu'elle. Donc, il avait fait un signe de la main, dans le style "attends" et ni une ni deux, il était parti en direction de son laboratoire principal. Quelques bouts de métal, quelques soudures, un truc sommaire quoi mais ça ne lui avait pas pris longtemps pour revenir avec un verre en métal, moulé en forme de verre traditionnel.

▬ Madame est servie ! Au fait, j'avais une question ! T'es sur Eternia depuis longtemps ?
La question allait forcément déboucher sur quelque chose du style "tu pense quoi du système Sybil" histoire de pouvoir ranger cette personne dans une case. Les gens biens. Et les autres. Liam avait un gros souci avec le système, certes, mais pas que celui de Sybil. Il avait un gros souci avec tout les systèmes, lui qui prônait l'anarchisme totalitaire. Enfin bon. Cela lui permettrait de cerner son vis-à-vis de la soirée, et de voir si ça pouvait matcher comme rencard, ou s'il fallait l'écourter.
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// Sam 21 Juil - 16:36
La dalle
La thèse du jeune homme était forte intéressante. Mais le jeune homme en lui-même l’était encore plus. Ce travail qu’il avait effectué sur son corps était remarquable. Et alors que j’étais dans mes pensées, il m’indiqua que les ‘Monsieur’ étaient peut-être de trop. Je ne m’en rendais pas compte. C’était mon éducation qui voulait ça. Et l’appeler par son prénom allait être difficile pour moi, mais je pouvais comprendre son point de vue. Je ne voulais pas l’offenser. Mais il n’était certainement pas de la même éducation que moi après tout. Mes parents m’avaient toujours dit : ‘Tu dois le respect à toute personne supérieure intellectuellement à toi. Ne t’avises jamais de manquer de respect, ou tu finiras comme ton frère. Et tu seras déshonorée de la famille.’. Pourtant, ils n’étaient pas de la haute noblesse, et ils ne faisaient pas non plus partie des familles forcément riches. Même s’ils étaient aisés, je ne considérais pas ma famille comme des riches. Cependant, ils m’avaient éduqué dans le respect et l’obéissance. Pour que je ne devienne pas ce qu’ils étaient, et ce que Nathan est. D’autant plus qu’il semblait légèrement vexé quand je lui ai demandé son âge. Je rougissais à vue d’œil. J’avais foiré quelque chose…

- Désolée Mon… Liam. Je ne voulais pas vous offenser, c’est une marque de respect que de vous vouvoyer, c’est dans mon éducation. Et si je vous demande votre âge, c’est uniquement pour me rendre compte par rapport à vos travaux. Vous semblez réellement jeune, et c’est un honneur de côtoyer un prodige. Cela me surprend beaucoup… en fait. Je n’ai pas rencontré quelqu’un aussi intellectuellement supérieur depuis la faculté.

Bon, j’étais maladroite dans mes dires… Mais ça, il fallait se rendre compte que cela n’allait certainement pas changer du jour au lendemain. J’essayais toujours de faire les choses correctement mais un ou deux mots pouvaient changer la tournure des phrases. J’espérais juste qu’il comprenne que je le respectais tout simplement, et qu’au contraire, il ne paraissait pas du tout vieux. Puis, finalement, il m’indiquait qu’il avait vingt huit ans. Mon aîné d’une demi-décennie. Le même âge que mon frère, sauf que comparé à Nathan, il en avait dans le ciboulot. Je souriais, tout en regardant les plaques métalliques qu’il avait décidé d’ôter. On aurait dit comme une protection pour son corps, c’était étrange mais tellement ingénieux. Je me demandais juste pour quelles raisons obscures il s’était infligé cela. Mais trêve de bavardage, il s’était levé suite à ma demande avant de m’apporter un verre fabriqué sur mesure. Un peu de métal chauffé, de soudure et le tour était joué. Un prodige, je vous dis. J’attrapais le verre en le remerciant et répondis à sa question précédente ainsi qu’à la nouvelle.

- Oh, j’ai vingt trois ans. Et je suis à Eternia depuis peu… Quelques semaines tout au plus. Et vous ? A en juger par votre affaire, cela doit faire un moment que vous êtes arrivé.

La boutique avait accumulé des tonnes de choses, et son atelier semblait tourner correctement. S’il me disait qu’il avait fait ça en un mois, j’aurais du mal à le croire. Cependant, c’était fort possible à en juger par ses capacités. Je ne devais pas le sous-estimer. J’en profitais pour boire une gorgée de son breuvage. Il me brûlait légèrement le gosier mais la sensation de douceur qui en ressortait ensuite était divine. Je me rendais seulement compte que je commençais sérieusement à apprécier de passer la soirée en sa compagnie. Cela me permettait d’oublier que je ne connaissais pas grand monde ici, et que les collègues de travail n’étaient pas forcément des amis. Par ailleurs, la nuit, il n’y avait pas grand monde à la bibliothèque. C’est aussi certainement la raison de mon isolement temporaire. Cela ne m’aidait pas à trouver des personnes avec qui partager un verre, ou une discussion… D’ailleurs, je n’avais pas remarqué que j’avais reçu un message de ma sœur Lysa. Je lui répondrai plus tard, il serait fâcheux de gâcher un moment de calme en compagnie de quelqu’un comme Liam. Cela me faisait penser qu’Yda n’avait pas repointé le bout de son bec depuis un moment. Et il me semblait que le blond possédait lui aussi un Tiplouf…

- D’ailleurs, votre Tiplouf n’est jamais en liberté ? Je ne l’ai pas vu à vos côtés.
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