HYSTERIA — Riley
Alexis G. Dahl-Bakken
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// Dim 1 Avr - 16:24

douce hystérie


Whistling tunes we hide in the dunes by the seaside. Whistling tunes we're kissing baboons in the jungle. It's a knockout. If looks could kill, they probably will In games without frontiers - war without tears.

Ses cils chassent les ombres qui dansent nonchalamment sur ses joues ; elle s’ennuie, Alexis ; alors elle abîme les anges qui passent dans sa chambre en les fusillant du regard. Ils en perdent des plumes et leurs ailes, les yeux sûrement hantés par des centaines de regrets. Elle ramène ses genoux contre sa poitrine, se glisse en position fœtale sans y piocher le moindre réconfort et reluque les nombreuses affiches qui parsèment son mur.
Elle les a collé là quelques jours auparavant, gênée par le blanc lisse du cube dans lequel elle évolue la majorité du temps. Elle y couche, elle y baise et y pleure parfois, ce qui l’oblige à croire qu’une couleur aussi pure et morne que le blanc ne lui va pas au teint.

Elle veut des nuances colériques et amères, des jets de peinture agressifs pour trancher les étoiles lumineuses qu’elle veut foutre au plafond. C’est son rêve de gosse, les étoiles ; des dizaines de petites ampoules LED qui brillent à l’unisson ; elle s’imagine sans mal dans ce cocon, dans cet univers détraqué dont elle est la seule conceptrice.
Un monde dont elle est la seule déesse.

Elle s’éprend de ce songe étrange lorsque son Armillam sonne bruyamment. Elle l’ignore une fois. Elle recommence ensuite, laissant l’objet scintiller dans la pénombre. Elle se fout éperdument de qui peut l’appeler -et que ça puisse être urgent ne lui frôle même pas l’esprit. Elle s’étire, Alexis. Elle joue à l’animal paresseux et se roule sur le ventre. Sade grimpe à son tour sur le lit, attiré par le brouhaha mélodieux de l’appareil ; il n'ose pas la toucher, elle et son poignet qui gémit. Il se venge sur l'un des bouquins de cours qu'il pousse du matelas -livre qui tombe dans un fracas rauque- avant de lancer une œillade courroucée à sa propriétaire. Elle le dévisage sans un mot, hausse un sourcil pour mieux le pincer à l’épaule. Elle recommence finalement à se mouvoir, balance sans pudeur ses vêtements retirés sans grâce aucune et ramasse l'ouvrage sous les plaintes de l'Armillam qui chante toujours.
C’est Céleste.
Une grimace s’accroche aux lèvres de la femme sans lois. Elle ne décroche pas, naturellement. Pourquoi faire ? Elle ne peut pas parler, de toute façon. Ses chevilles la guident jusqu’à la salle de bain où elle se décharge de la pollution accumulée sur sa peau sous la morsure brûlante de l’eau.

En quelques minutes, son cul est de nouveau coincé dans une paire de collants et une robe pull étriquée ; une moue de dégoût gratte la joliesse de son faciès et la heurte ; il faut dire qu’elle n’aime vraiment pas avoir les jambes dévoilées par autre chose que ses jeans élimés. Sauf qu’il est évidemment plus compliqué d’allumer ses semblables en étant enroulée comme un sushi dans des sapes informes.
Elle se coule dans l’entrée, abandonne son appartement gigantesque pour une personne seule (un caprice qu’elle a décidé de faire pour se venger et abuser des biens parentaux) en dévalant les escaliers et bouffe en pleine gueule le vent gelé. La nuit est déjà tombée. Dans une succession de pas machinaux, elle se laisse guider par ses échasses jusqu’à la porte de son club préféré. Elle entre sans hésiter, jetant un regard de biais aux videurs qui la connaissent assez pour lui foutre la paix. Peu à peu, les tensions la quittent.
Le hurlement de la musique l’hypnotise, l’amenant au bar où elle commande un whisky ; autant finir le weekend avec le ventre complètement retourné, elle n’en sera que plus en forme au réveil. Ses hanches ondulent doucement au rythme entêtant d’un rock qu’elle adore.

Elle est heureuse, Alexis.
Au moins jusqu’à demain.


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// Dim 1 Avr - 18:10
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Il s’emmerde royalement, posé sur le sofa de son immense maison. Il regarde le plafond, à la recherche de la moindre imperfection. Il ne sait pas quoi faire de son week-end et allume son Armillam Pulsar, cherchant après une activité à faire, une personne à emmerder, mais qui pourrait-il emmerder ? Lui qui ne possède aucun ami de disponible ? Mais des amis, en a-t-il seulement ? Il n’en voit pas l’utilité, il ne les nomme pas ainsi, ils ne sont que des divertissements, des jouets entre ses mains de gamin capricieux. Il manque de lâcher un soupir mais finalement, une idée vient illuminer sa soirée morne. Et s’il sortait ? Cela fait longtemps qu’il n’est pas aller chasser après tout et quittant son sofa, il laisse ses compagnons derrière lui, n’ayant aucune envie de les amener avec lui, de toute manière, là où il va ils n’ont pas leur place. Enfilant sa paire de Converse et son sweat, il quitta sa maison pour se rendre dans le quartier Machi, là où se trouve le nightclub qui lui permettra de ne plus s’emmerder.

Traversant un téléporteur, l’Inspecteur arrive rapidement devant les lieux et sans encombre. Passant la porte en lançant un petit signe de la main avec un large sourire moqueur au vigile, le hackeur n’a aucun mal à entrer quand il le souhaite dans ce genre d’endroit, il faut dire qu’il n’hésite pas à se pavaner sous son statut d’Inspecteur pour avoir ce qu’il souhaite.

À peine entra-t-il que déjà, la musique résonne dans ses oreilles, ainsi que le brouhaha assourdissant, mais cela ne semble nullement el déranger et avec agilité, il se fraye un chemin jusqu’au bar pour se commander une boisson alcoolisé. C’est qu’il n’est pas venu ici pour jouer les saints ni touche, loin de là même et accoudé au comptoir, il observe la piste de danse, cherchant une potentiel proie dont il pourrait se délecter. Quelques mecs mignons passent par là et il les observe sans la moindre gêne. Par pur plaisir des yeux, même si en réalité ce n’est pas du tout son genre, il observe quelques femmes se déhancher au son de la musique, mais son attention est toujours reporter son un petit cul de mec qui passe par là.

Il porte son verre à ses lèvres, buvant une longue gorgé avant de garder son verre en main, sans que jamais ses yeux ne cessent d’observer. Il est bien là, spectateur, il n’a pas encore envie de se trémousser, il se laisse simplement submerger par l’ambiance, croisant quelques regards intéressés par moment...
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// Lun 2 Avr - 15:10

douce hystérie


Whistling tunes we hide in the dunes by the seaside. Whistling tunes we're kissing baboons in the jungle. It's a knockout. If looks could kill, they probably will In games without frontiers - war without tears.

Je pensais être muette.

« Je pensais » parce qu’elle ne l’est plus ; plus pour le moment où la voix n’est pas nécessaire. Elle n’est pas différente des autres, là, enveloppée par une poignée de sons obsédants — il y a la musique évidemment mais aussi d’innombrables rires et quelques cris. Des plaintes, des suppliques. Des gémissements qui rappellent que, peu importe l’époque, les mauvais danseurs écrasent les pieds des bons. Des râles, des moqueries.
Tous les soirs, c’est la même rengaine.
Il n’y en a pas un seul où la bagarre est évitée ; elle éclate toujours à un moment ou à autre, les inhibitions ravalées à cause de l’alcool. Et ça frappe. Et ça se marre. Et ça injure.

C’est ce qu’elle aime, Alexis.
Alors elle est heureuse. Du fond de son cœur qui bat la chamade en crachant son sang fébrile, elle embrasse la curieuse impression d’appartenir à un monde qui la repousse habituellement. C’est là qu’est sa place, et c’est là le seul endroit où elle veut être.
Ses doigts récupèrent un second verre de l’alcool qui lui calcine et défonce la gorge. La sensation est douce. La souffrance est violente, créée par l’amertume du breuvage. Son corps délie progressivement tous les nœuds qui le hantent. À chaque fois qu’une silhouette caresse la sienne sans le vouloir, un nouveau nid de vipères disparaît de ses entrailles. Elle se sent légère. Elle se sent humaine.
Fragile, aussi.
Sur le fil, sur le point de s’écrouler. L’adrénaline coule dans ses artères et alimente son crâne névrosé ; elle respire par à-coups. Ses ongles grattent le marbre du bar, cherchent à s’accrocher si fort qu’ils ont l’air de pouvoir se retourner d’une minute à l’autre. Mais elle ne lâche pas. Mais elle demeure là, crispée et apaisée tout à la fois.

Le tout s’achève néanmoins avec l’arrivée d’un gosse ; Alexis se demande d’abord s’il est mineur et ce qu’il fout dans un coin pareil ; elle se répète que si sa sœur posait un pied dans son repaire, Céleste devrait ramasser les bouts de sa petite cervelle éparpillée au milieu des éclats de verre après avoir traversé l’une des tables. Elle s’étonne un peu, le dévisage franchement avec un sourcil dressé et un pli disgracieux au milieu du front. Elle hausse enfin les épaules, se rappelant que ses affaires s’arrêtent à la bouteille de whisky qu’elle a prévu de descendre avant la fermeture et qu’elle n’en a vraiment rien à branler qu’un puceau vienne se saouler trois tabourets plus loin.
Elle avale une gorgée, replongeant lentement dans ses pensées sereines. Elle remarque cependant les œillades avides que le gamin lance à la foule. Elle plisse les cils.

Tu vas finir sous la jupe d’une connasse, mon grand. Avec ton joli minois et tes airs de vierge sans pudeur, si c’est pas une pute qui te traîne jusqu’aux chiottes c’est un gentil garçon musclé avec une queue de vingt-cinq centimètres qui va s’en charger.

Elle scrute son manège, n’ayant rien de plus intéressant à faire sur l’instant. Elle l’observe, cherche dans l’assemblée où ses yeux se perdent ; elle se surprend à y trouver plus souvent des hommes que des femmes.

— Je peux ?

Elle sursaute, Alexis. Ses orbes couleur de chartreuse rencontrent les chairs nues d’un cou strié de tatouages compliqués. Les lignes noires se perdent sous la veste en cuir qui recouvre le tronc large d’un homme de son âge. Elle le reluque en silence, connaissant ces mâles mieux que personne ; ils se tamponnent le cul de son avis, ils demandent seulement pour la forme. Comme prévu, il pose sa grosse carcasse sur un tabouret qui paraît mille fois trop petit pour l’accueillir. Il est beau, hein — c’est seulement pas son genre. Elle préfère ramener des filles, Alexis.

— Ton nom ?

Il insiste, case ses billes pâles (elles sont probablement grises, mais la lumière tamisée l’empêche de voir le détail) sur sa nuque où ses cheveux roux tombent en cascade. Elle ne peut pas répondre. C’est là que son handicap se mue en quelque chose de vexant ; elle n’est même pas en mesure de détruire les espoirs de ce pauvre homme qui prend ses silences pour une invitation.
Elle martèle sur son Armillam, songeuse. Elle a vaguement conscience qu’il s’agace à côté d’elle, qu’il se montre plus pressant, qu’il essaye de la toucher. D’un mouvement sec, elle hèle la femme au bar -s’attirant au passage les foudres d’une chieuse qui essayait de se faire servir un cocktail aux couleurs peu engageantes- et dévoile ce qui est noté sur l’écran lumineux. La barmaid hoche la tête et disparaît une minute pour revenir avec du papier et un crayon mal taillé. Elle coupe la feuille en deux, Alexis. Elle griffonne sur le premier, puis sur le second qu’elle pousse vers la créature et se laisse glisser sur le sol. Elle détale sans réclamer son reste et ce, malgré les protestations du bellâtre. Sans trembler, ses jambes la guident jusqu’au gosse aux cheveux blancs ; elle pose le papier chiffonné sur le bar, devant lui, et se dépêche de décamper à l’autre bout de la salle.

Loin des yeux, loin du cœur.

Un sourire malicieux touche ses lèvres et les étire d’une lueur dérangeante.

Le message adressé au tatoué raconte : « navrée, j’suis pas fan des pipes. le p’tit à la tignasse blanche par contre… amusez-vous bien ! » et celui laissé au gamin « brun mignon et sympa à adopter. il est frustré et n’attend que toi. ♥️ »

Un rire silencieux s’échappe de sa bouche béante. Alexis, ou comment se débarrasser de ses problèmes en les jetant sur les autres.


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// Mer 4 Avr - 4:20
Hysteria
Le nectar alcoolisé ne cesse de s'écouler dans sa gorge pourtant loin d'être déshydraté et ses yeux observent, à l'affût du moindre corps, l'avidité brillant dans son regard. Il se délecte, faisant couler le liquide fort dans sa gorge, réclamant un nouveau verre, de toute manière il peut bien abuser d'alcool, le jeune hackeur, il est en congé ce soir, il peut bien faire à sa guise, comme il le fait toujours en réalité. Il prend à coeur sa contemplation, se rinçant l'œil sans la moindre pudeur. Chasseur, il guette depuis sa cachette, en quête de la proie parfaite, mais il ne s'attendait nullement à ce qu'une femme débarque pour lui glisser un mot, du moins pas de ce type là…

Au début il crut à une demoiselle souhaitant attirer son attention, lui laissant une invitation, peut-être un nom, un numéro, mais il n'en était rien de tout cela et en découvrant le message, un sourire amusé se dessina sur ses lèvres et son regard chercha la silhouette décrite, l'observant, visiblement totalement con à observer un bout de papier. Curieux, serait-ce cette jeune femme qui s'amuserait à jouer les entremetteuse ? Dans tous les cas, le brun l'attire bien et après avoir passé sa langue sur ses lèvres, comme l'aurait fait un prédateur en découvrant une proie alléchante, il lève pour aller voir le jeune homme de plus près…

Une bonne vingtaine de minutes plus tard, le jeune homme retourne à sa place initiale afin de recommander un verre, regardant partout autour de lui avant de finalement repérer celle qu'il cherche… Verre à ma main, il se faufile agilement entre les corps, offrant par moment une petite tape sur des postérieurs bien méritant avant de de camper devant celle qui lui a adressé le mot. Sourire aux lèvres, il se penche vers elle pour parler à son oreille afin que celle-ci l'entend.

Merci pour le brun mais malheureusement pour lui, nous ne sommes pas compatible.

En effet, approcher ce type n'était pas chose facile mais Riley sait y faire et finalement, ce qui le fit partir c'est qu'il est tombé sur un dominant, tout comme lui…

Portant son verre à ses lèvres, il en bu presque la moitié sans lâcher du regard la rouquine.

Alors comme ça on tente de fuir un prédateur en le refourgant au permet venu ? Pas très sympathique, enfin, j'ose avoir le privilège d'avoir au moins ton nom en compensation.
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// Mer 4 Avr - 17:35

douce hystérie


Whistling tunes we hide in the dunes by the seaside. Whistling tunes we're kissing baboons in the jungle. It's a knockout. If looks could kill, they probably will In games without frontiers - war without tears.

Quelque chose dans son cœur est abîmé, à Alexis. Alors, comme pour tous ceux dont l’âme a été tailladée, le sourire bouge et fond dans un soupir muet ; elle est de ces gens que l’on ne comprend pas. De ces gens que l’on ne peut pas encadrer, parce qu’ils sont à la fois calmes et toujours sur le point de détaler. On les compare à des animaux sauvages, à des bêtes de cirque égarées par un propriétaire mal organisé — ils sont perdus, un peu, et redécouvrent le monde cruel avec anxiété.
Ses yeux à elle traînent à la dérobée, cherchent un coin où se planquer pour admirer les corps aux consciences éteintes danser. Elle peut le voir dans leurs prunelles, ils ont la lumière allumée de la jeunesse avide, mais aussi les peurs enterrées des cadavres réveillés par un nécromant ; là, avalés par l’alcool, ils se laissent guider par un maître et cessent soudainement de penser.
D’être, sans doute.

En boîte, le temps s’arrête il paraît.
C’est ce qu’elle pense, Alexis.
C’est ce qu’elle pense.
Ses doigts se referment durement sur son verre transparent où le liquide ambré vibre sous les assauts des basses qui assourdissent. Qui abrutissent. Là, elle est dans son élément. Sous ses airs durs, elle le sent ; la rougeur de ses joues, la brutalité des battements de son cœur qui menacent de laisser des œdèmes sur sa poitrine. Il veut en sortir. Il veut la fuir.
Elle le comprend, son cœur. Bien souvent, elle a les mêmes envies. Le même besoin oppressant d’échapper à sa propre chair mortelle et à sa gorge vide. À tous ces regards qui jugent, à la société malhabile. Elle l’écoute, son cœur, qui essaye de faire un souhait ; qui cherche à se faire entendre, lui et son agonie poignante.

Une fois loin, persuadée d’être hors de portée de tout et des gens, elle s’appuie contre un mur. La morsure du froid pénètre sa peau, rampe jusqu’à ses os et s’imprime dans sa moelle. Elle l’accueille avec ravissement, étouffée par la chaleur ambiante ; ravagée par le whisky qui circule librement dans son sang et y sème des caillots.
Quelque chose va la tuer, un jour.
L’alcool, peut-être. La fête, sinon.

Le rythme obsédant des sons qui s’enchaînent la berce — elle s’abandonne à la plénitude et ouvre les lèvres d’un plaisir non feint lorsque des mains brûlantes et délicates s’emparent de ses hanches. Elles sont douces sur son pull qu’elles frôlent pour rejoindre le creux de son dos. Elles sont autoritaires lorsqu’elles l’entraînent sur quelques pas d’une danse lascive ; et Alexis retrouve goût à la vie. Peu à peu, en suivant les contours d’un visage féminin dont le sourire mêle le désir, l’allégresse et l’oubli des conséquences. Elle se laisse dominer et prendre, caressant la gorge du bout de ses lèvres avant de mordiller le lobe d’oreille. Chaque caresse lui est rendue au centuple, jusqu’à ce qu’elles offrent à leurs langues de se rejoindre.
Le baiser hésitant se mue en une chose avide qui l’appelle furieusement. Mais la magie s’arrête.

Elle s’arrache à la contemplation des deux billes noires qui respirent la détresse et le désir charnel. Elle lui accorde un sourire, un éclat qu’on lui retourne avec la même tendresse sous-jacente. L’une et l’autre se quittent en regardant derrière, et Alexis se perd à nouveau contre son mur. Elle veut s’avachir là, s’endormir enveloppée par le brouhaha et ne plus jamais avoir à foutre le nez dehors à nouveau.

Sauf que le type est là.
Avant qu’elle ne puisse réagir ou le repousser, il est contre son oreille à murmurer tout bas. Ses billes s’écarquillent un moment pour laisser la place à un sourire goguenard. Pas compatibles, hein ? Si elle avait eu une voix, elle lui aurait sûrement demandé pourquoi.
Par curiosité, vous savez. Pas par réel intérêt.
Parce que ces fêtes-là sont l’occasion de redécouvrir l’univers sans l’angoisse qui la tenaille en marchant sur le trottoir.

Elle attrape ses mots à la volée, attentive comme l’est une enfant intriguée. Le croissant qui illumine son visage s’accentue encore et atteint ses yeux verts. Il a évidemment réalisé à quoi elle jouait avec ses petits mots dignes d’une marieuse, et l’idée qu’il ait vu clair dans ses tours de passe-passe l’attire inexorablement. Habituellement, ils se contentent de l’ignorer. De prendre cet air mal à l’aise ; air qu’elle s’était attendue à retrouver chez lui, parce que les Hommes qui assument leur sexualité libérée sont rares et précieux.
Quelqu’un qui est un peu comme elle.
Qui se permet d’être qui il veut lorsque la nuit tombe.

Lentement, sans le lâcher du regard dans un premier temps, Alexis remonte la manche de sa robe pour découvrir son Armillam. Elle glisse doucement ses phalanges dessus, prenant les minutes qu’il lui faut pour réfléchir malgré les vapeurs d’alcool qui brouillent le cours de ses pensées.

⤷ Ouais, désolée. Tu remarqueras quand même que j’ai choisi un premier venu pas trop éméché (et dont les cordes vocales sont en état de marche) pour qu’il puisse hurler au cas où l’autre chaudasse aurait eu la mauvaise idée de l’entraîner dans les chiottes sans son consentement ?
J’ai pensé à tout !


Elle dirige le message dans la direction du garçon tout blanc comme un cul de Hollandais, en tapotant délicatement sur le cadrant pour lui signifier de jeter un œil. Elle se rend finalement compte que sa question est passée à la trappe, et se dépêche d’ajouter quelques lignes supplémentaires.

⤷ Tu peux m’appeler Alexis. C’est quoi ton petit nom à toi ?


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Elle l’écoute, lui sourit, sans chercher à se reculer. Elle n’a pas peur, elle reste là, dégageant les poignet où se trouve son Armillam Pulsar afin d’activer un logiciel pour écrire. Intrigué, il penche la tête sur le côté, à la façon d’un Flamiaou curieux. Il ne dit rien, la laisse tapoter sur son appareil. Serait-elle en train de le snober ? Non, car elle finit par lui montrer le message qu’il se met à lire, tandis que son sourire ne quitte pas ses lèvres. Un rire finit par s’échapper de sa gorge et il pose une main sur le mur derrière la demoiselle qui ne semble vouloir délier sa langue pour lui, avant qu’elle ne tape un nouveau petite message qui lui est également adressé. Elle se présente sous le nom d’Alexis et le jeune homme le retient. Comme précédemment, il se penche légèrement vers elle pour pouvoir lui parler sans devoir hausser la voix de trop pour être entendu. Difficile de communiquer avec un tel brouhaha et peut-être est-ce la raison de l’utilisation de cet appareil, quoiqu’une phrase continue de l’intriguer.

Je me nomme Riley, enchanté.

Il imite un révérence moqueuse devant la jeune femme avant de se redresser pour poser à nouveau sa main contre le mur, juste à côté du visage de la rousse, levant son verre pour boire une nouvelle gorgée, puis une seconde, avant de terminer son breuvage. À son tour, il finit par s’adosser au mur, aux côtés de la jeune femme, et fixe la piste de son regard de prédateur. Rien ne l’intéresse en cet instant, rien ne l’attire, pas la moindre gueule intéressante et il soupir. Va-t-il rentrer bredouille ? A-t-il fait tout ce chemin pour rien ? Lui qui s’emmerdait chez lui, voilà qu’il ne trouve rien pour égayer sa soirée ! Quoiqu’il y a bien la jeune femme à ses côtés, même s’il est peu intéressé par les ébats avec ces êtres de sexe opposé. Enfin, rien ne l’empêche de s’amuser un peu en bonne compagnie, d’autant qu’elle n’a pas l’air d’être comme les autres celle-ci.

Sans quitter le mur, la tête du hackeur se baisse vers Alexis, voulant échanger à nouveau avec elle, mais surtout, la questionner un peu…

Alors, comme ça on ne souhaite pas parler ? Un problème de voix peut-être ? Enfin, si tu préfères écrire ça me va aussi, c’est sûr que c’est plus pratique dans ce boucan.

Il sourit et finalement, une idée lui traverse l’esprit. Il se retire du mur, déposant son verre sur une table près de là puis se plante devant elle, jouant les princes de façon caricaturale pour l’inviter à venir danser avec lui, ou plutôt, à rejoindre la piste de danse. C’est qu’il n’a pas encore profiter notre jeune homme ! Et quel meilleur endroit que la piste de danse pour se rapprocher des autres ? Puis quitte à avoir commencer à taper la causette avec la demoiselle, autant qu’il l’accompagne dans sa démarche ! En tout cas il n’attendit pas plus longtemps pour rejoindre la piste et se mettre à son aise, au rythme de la musique...
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Whistling tunes we hide in the dunes by the seaside. Whistling tunes we're kissing baboons in the jungle. It's a knockout. If looks could kill, they probably will In games without frontiers - war without tears.

Elle a comme de la peine accrochée au dos, Alexis.
Comme de la rancœur, comme des sanglots. Elle a l’air des gosses sur le point de pleurer, et le visage dur des adolescents qui veulent être considérés comme des grands ; elle est puérile, elle est maligne. C’est un scandale de la voir si jolie sous les lumières clignotantes, alors que les autres semblent avoir avalé une bouteille d’huile de tournesol avec leurs peaux rouges de sueur. Elle est différente. Elle est dangereuse, et la même aura déconcertante ruisselle de chaque pore de son vis-à-vis. Elle fouille ses yeux, le sonde et s’enfonce un peu davantage dans l’incompréhension.
Il la touche quasiment.
Ses doigts sont si près qu’elle n’a qu’à tourner la tête pour mordre le derme de son avant-bras. Elle hésite à le faire, d’ailleurs. L’idée lui arrache un sourire, elle lance un jet de bonheur et de chaos dans ses neurones qui pédalent dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Une succession de frissons secoue sa colonne vertébrale sans que personne n’en remarque les changements ; c’est son secret, celui d’aimer savoir quelqu’un proche, si près qu’elle peut le caresser ou le blesser à loisir.

— Je me nomme Riley, enchanté.

Elle hoche seulement la tête pour lui retourner la politesse, faute d’avoir mieux à offrir. Ses doigts malmènent doucement la manche de sa robe, récupérant un fil rouge pour le tordre. La révérence lui vole un rire muet, allumant quelque chose de doux dans ses yeux de la couleur d’une liqueur rassurante.
Elle en veut une goutte, d’ailleurs.
Et même deux, si possible.
Pour renforcer les effets de l’alcool qui chahute avec son plasma ; pour perdre pied une seconde de plus, et finir encore plus calcinée le lendemain. Ses cils papillonnent en le voyant se décoller progressivement — un regret pernicieux s’immisce entre ses paupières et dessine du chagrin sur les tâches verdâtres que sont ses iris.
Là, elle se sent nue.
Là, elle a l’impression d’être à nouveau exposée au froid.
Il s’adosse au mur, imite le mouvement frénétique et angoissé de ses pupilles qui reluquent les environs avant d’ouvrir la bouche. Sa langue se délie, et c’est quelque chose qui la trouble. À quand remonte sa dernière conversation -ou plutôt monologue- avec une créature de son espèce ? À son amie pixélisée, sûrement.
À celle qui a su égayer ses journées sans jamais être à ses côtés.
À celle qui a créé une bulle pour leurs deux âmes (à défaut de pouvoir se connaître « IRL » pour le moment) et qui l’a maintenue hors de l’eau sans le savoir.

C’est presque réconfortant de savoir qu’elle n’est pas la seule à la voir.

Son sourire dégorge et se tortille jusqu’à atteindre ses oreilles ; le poisson est ferré ; il pousse la curiosité. Elle les connaît, Alexis. Elle est consciente que les mystères qui l’entourent obligent les autres à rester auprès d’elle jusqu’à ce qu’ils rencontrent la vérité. Jusqu’à ce qu’ils réalisent qu’elle n’est pas un mythe, mais plutôt une erreur de la nature. Elle s’apprête à taper une énième excuse pour cacher son handicap lorsqu’il évente ses propres questions en quêtant sa main. Elle la lui offre avec étonnement, la surprise peinte sur la gueule. Son plaisir est évident, cependant ; on le devine à la lumière malicieuse qui brille dans son regard et empourpre ses joues. D’un mouvement quasiment gracile, elle esquisse une révérence humble à son tour, le remerciant comme il était d’usage à la cour.

Une idée s’insinue en elle et l’entoure tel un serpent. C’est un mamba noir qui naît dans ses entrailles, le roi des prédateurs. Elle l’écoute susurrer à ses oreilles de démon, s’imprègne de ses propositions folles. Elle se coule sur la piste de danse en gardant l’œil sur son camarade. Elle pense reprendre goût à la vie, Alexis.
Touchée par tous ces corps agglutinés et maladroits.
Titillée par toutes ces odeurs impossibles à démêler.
Elle bouge en cadence, gagnée peu à peu par l’hystérie et la fièvre de la fête. Et puis, ramenée à la réalité par les paroles encore fraîches du fameux Riley, elle pivote sur ses talons d’un geste hagard et plaque son dos contre lui. Sans même s’arrêter de se mouvoir -ce qui ne facilite pas franchement l’écriture d’un message, précisons-le- elle recommence à aligner les lettres.

⤷ Tu veux vraiment savoir ?

Pourquoi je ne parle pas. Pourquoi je reste inaccessible malgré toutes les tentatives.


Et, là, enveloppée par ce bruit assourdissant, elle pense un moment à Insanity. À ce qu’elle devra lui dire, tôt ou tard. Elle lance un regard dérobé au garçon pâle, et découvre son Armillam pour qu’il décrypte son message. Elle y ajoute cependant de nouvelles lignes noires, le visage paré d’une lueur chaude.

⤷ J’trouve pas ça très amusant de faire la fête seule, tu sais… Si tu m’accompagnais de temps en temps, peut-être que je te dirais mon secret ? Surtout que je m’en fiche si tu rentres avec quelqu’un d’autre à la fin de la soirée, si tu vois ce que je veux dire.

Elle lui accorde un peu de temps pour prendre connaissance de son message avant de se retourner. Elle plante ses mains sur ses hanches, stoppant sa valse entraînante pour plonger son vert dans le bleu de ses yeux. Elle n’a jamais eu aussi mal aux joues à force de sourire, Alexis.


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// Lun 9 Avr - 3:14
Hysteria
Elle n'a pas mis longtemps à accepter son invitation, à rejoindre la piste de danse à ses côtés. Leur corps ont commencé à se mouvoir au rythme de la musique, le regard du jeune homme passant d'un endroit à un autre. Il est encore bien jeune, il ne cesse de penser à s'amuser, à chasser. Il est pourtant intelligent, brillant, mais c'est un parasite, un profiteur, un manipulateur, un gamin égoïste et capricieux. Il a toujours tout pris ce qu'il désirait et c'est pour cela qu'il ne peut rester les bras croisés à attendre. Il a constamment besoin de se trouver de nouveau jouet, de la compagnie. Il n'aime pas qu'on lui résiste ou juste un peu seulement, le temps de s'amuser un peu…

Il laisse le musique le guider, ses yeux reluquer. Il ne se prive pas, dans cet endroit où tous sont venus se déchaîner de toute manière. Il sent soudainement une pression sur son torse. Il tourne la tête, une tignasse rousse devant lui, légèrement plus petite. Automatiquement, ses mains viennent se poser sur les hanches de la jeune femme sans arrêter de danser pour autant. Un regard par dessus son épaule, il la voit écrire, écrire pour lui. Il patiente, prend connaissance de son message. Évidemment, il est curieux le jeune homme, il aimerait savoir et pourrait trouver facilement la réponse par lui même, après tout aucun logiciel ne lui résiste…

Les mains s'agitent à nouveau avant qu'il n'ai le temps de dire quoique ce soit, laissant les mots prendre forme sur le petit appareil, offrant bien plus de lignes que d'habitude ainsi qu'une proposition alléchante… Un sourire se dessine sur son visage et ses mains glissent sur la taille de sa partenaire de soirée, tandis qu'elle se retourne et que le regard se croise. Il ne cesse de sourire en la fixant, son petit sourire amusé mais également espiègle…

Une de ses mains vient replacer une mèche de cheveux derrière l'oreille de la jeune femme avant qu'il ne rapproche son visage de son oreille pour pouvoir lui répondre…

Proposition très intéressante et difficile à décliner, surtout si je peux m'amuser… J'accepte de te servir de cavalier lors de ces soirées le temps de trouver meilleur partenaire de fin de soirée, et je tâcherai de tenter de ne pas chercher d'informations sur toi…

Il se recule doucement, le regard aussi rieur et moqueur que son sourire. Il attrape alors la main de la jeune femme pour la faire tournoyer avant de la ramener à nouveau contre lui, dans la même position que précédemment et à nouveau, il vient murmurer à son oreille…

N'espère toutefois pas pouvoir me mettre dans ton lit, tu n'y parviendras pas.

Il la refait tourner pour pouvoir l'éloigner de lui avant de la lâcher, un large sourire illuminant son visage d'ange...
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// Dim 15 Avr - 18:04

douce hystérie


Whistling tunes we hide in the dunes by the seaside. Whistling tunes we're kissing baboons in the jungle. It's a knockout. If looks could kill, they probably will In games without frontiers - war without tears.

Ce n’est pas que doux. Ce n’est pas que violent. C’est un peu au milieu, légèrement perturbant de les voir se tourner autour comme deux oiseaux farouches. Ils ont des choses à cacher, et des centaines de masques pour les planquer ; elle peut voir qu’il est habile dans la lumière qu’il a entre les cils. Elle a la même, avec quelques différences cependant. Elle sent la curiosité titiller ses reins, Alexis.
À l’endroit où il pose ses mains, aussi.

C’est dérangeant d’être touchée si facilement, elle pense. C’est flippant d’être regardée si férocement — et à ce moment elle comprend le calvaire enduré par ses victimes lorsqu’elle leur coule ces œillades dont ils ont visiblement tous les deux le secret. Elle s’imagine qu’il a les prunelles d’un scientifique. Celui qui étudie. Celui qui reluque les autres créations des Dieux avec une distance arrogante.
Comme s’il n’était pas vraiment Humain.
Il la frôle comme on caresse un chat errant pour l’amadouer. Quelques heures de plus et il proposera de lui payer un verre ; précisément ce que l’on prévoie quand on veut apaiser un cœur sauvage. Elle cligne des yeux, Alexis. Ses phalanges se frayent un chemin jusqu’à la main qui fauche ses cheveux longs. Elle l’entoure doucement de la sienne, un mouvement qui paraît presque tendre pour les gens de l’extérieur — sauf qu’elle assure en réalité sa sécurité.
Sa mère lui a souvent accordé une chatouille avant d’écorcher son visage du bout des ongles. Les pupilles dilatées, elle le lorgne avec avidité.

Qu’il frappe, elle en fera autant. Et s’il la cajole seulement, elle acceptera simplement le présent sans jamais le retourner.

— [...] et je tâcherai de tenter de ne pas chercher d’informations sur toi…

Le serpent de la peur rampe jusqu’à son foie et s’y recouche, apparemment assez apaisé pour faire disparaître la lueur âpre qui se noyait dans ses orbes couleur de chartreuse. Elle penche la tête sur le côté, un sourire énigmatique perché sur les lèvres. Un sourire qui se propage sur l’ensemble de son visage quand elle se laisse guider avec indolence. Elle tourne, ses paupières la privant de la vue. Elle se sent en confiance, Alexis.
Pas en sécurité, non.

— N’espère toutefois pas pouvoir me mettre dans ton lit, tu n’y parviendras pas.

Elle hausse un sourcil, avant de lever les yeux au ciel. Dans un manque de maturité évident, elle dérobe aux pimbêches cet air blessé d’avoir été rejetées — vous savez, la moue vilaine dont elles se parent en hurlant au scandale, au viol et au crime contre l’Humanité ? ouais, celui qu’elles utilisent aussi quand elles se réveillent constipées. Voilà, vous avez compris l’essentiel.
Elle essaye d’être convaincante malgré ses capacités approximatives pour le dramatique ; elle est plutôt branchée comédie, Alexis, il paraît. Ses doigts s’activent à nouveau sur le clavier, le corps ballotté délicatement par la houle.

⤷ Comment oses-tu ?! Je suis blessée. Pire, absolument outrée. Remballer une femme comme moi… Est-ce que tu sais seulement qui je suis ? Une célébrité ! Cé-lé-bri-té. D’autres hommes tueraient pour être à ta place.

Malgré la virulence de son message -assez ridicule au passage-, sa bouche béante laisse échapper ce qui ressemble à un énième rire muet. Ses yeux aussi, d’ailleurs, traduisent toute son hilarité. Après avoir affiché son Armillam aux billes bleues de Riley, sa main reprend à nouveau son manège.

⤷ Mhhh, plus sérieusement. J’aime les défis (en général) et faire l’opposé de ce qu’on me demande est dans ma nature maaaais… Si je t’allumais et que ça marchait, je serais vraiment ennuyée, tu comprends ? Pas que tu sois désagréable à regarder, hein. Sauf que… Mon genre à moi, c’est les moules.
J’ai déjà assez d’un micro-pénis à astiquer, j’ai aucune envie d’en adopter un deuxième.


Elle le laisse lire, avant de lever les paumes vers le ciel, habillée d’une expression faussement navrée. Elle reprend lentement sa danse, observant de temps à autre du côté de la jolie brune qui semblait la vouloir plus que de raison. Et, dans sa tête, le capharnaüm règne. Il se répand, s’amuse avec son bide qu’il retourne et malmène.
Finalement, une idée émerge du bordel que sont ses pensées.

⤷ On joue ? Le premier qui arrive à chauffer quelqu’un du club (personnel autorisé ; j’ai vu une serveuse à croquer ♥️) et à l’attirer dans un coin pour l’émoustiller un peu plus n’aura pas à payer son ardoise de la soirée ! Une seule règle : Embarquer un mec à moitié mort étouffé dans son vomis ne marche pas, hein. Il faut qu’il soit assez lucide pour marcher.



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// Jeu 26 Avr - 20:00
Hysteria
Sa réaction l’amuse, il s’en délecte, l’enregistre. Elle est amusante, cette demoiselle, rien à voir avec certaines qu’il a déjà eu l’occasion de croiser. Elle ne cherche pas à profiter de la situation, probablement a-t-elle compris qu’elle ne pourrait rien faire de toute manière. Elle semble aussi s’amuser de cette situation, de cette rencontre, en bref, elle n’a rien à voir avec les autres qu’il peut croiser dans ce genre d’endroit et qui n’espèrent qu’une chose, ne pas rentrer seules. Quoique, peut-être est-ce aussi son cas ? Après tout, lui même est ici dans ce but, mais à l’inverse des autres, elle n’agit pas de la même manière, ce qui la rend bien plus intéressant à ses yeux joueurs.

Elle l’observe, scandalisé - faussement scandalisé - avant de tapoter un nouveau message qui lui est adressé sur son Armillam Pulsar. Il lit son contenu lorsqu’il le pu et sa voix résonne dans un éclat de rire. Oui, pas de tout, cette femme, il va réellement commencer à l’apprécier si elle continue sur cette voie là ! Il se calme finalement, séchant les larmes qui perlent au coin de ses yeux, pour cause d’une trop grosse hilarité probablement.

Oh mais je n’en doute pas !

Oui, nul doute que plus d’un gars aimerait l’avoir dans son lit, mais pas lui, pas son genre, il préfère les atouts masculins que féminin, même si par le passé il a déjà pu s’amuser avec quelques demoiselles avant de s’en lasser après avoir à peine commencé. Non, ce n’est vraiment pas la même chose, coucher avec un homme ou une femme et lui, il préfère les hommes, tant qu’il a le dessus évidemment…

S’il pensait avoir un break pour se remettre de son hilarité, la demoiselle ne lui en laisse pas le temps avec son nouveau message où il ne parvient à retenir un énième rire. C’est qu’il ne s’ennuie vraiment pas ce soir ! Le bras de la jeune femme se retire pour laisser place à un nouveau message qui fit naître un large sourire sur son visage, tandis qu’il est parvenu à se calmer. Ainsi donc, la demoiselle est tout aussi joueuse que lui, voilà qui va rendre la soirée encore plus intéressante qu’elle ne l’est déjà… Évidemment, il ne pouvait qu’accepter un pareil défis, qu’importe les conditions. Quoique dans tous les cas, il ne comptait pas ramener un type ivre mort chez lui, ça n’a aucun intérêt ! Il sourit finalement, hochant la tête pour accepter ce défis.

J’accepte ton petit jeu et je m’y met de ce pas !

Un petit clin d’oeil en s’éloignant doucement de sa camarade de jeu. Que la partie commence… Et bien sûr, pour bien commencer, rien de mieux qu’un petit verre pour se mettre davantage dans l’ambiance ! Se dirigeant vers le bar, il s’installe au comptoir, se commandant un verre avant de laisser, à nouveau, son regard parcourir la salle en quête d’une proie… Le souci, dans ces moments-là, c’est de savoir qui sera du même bord que lui ou suffisamment ouvert d’esprit pour se tenter dans l’inconnu, mais bien souvent, le jeune hackeur parvient à reconnaître ceux qui sont du même bord que lui, ou non. Il faut dire que certains ne se le cachent pas du tout et d’autres sont de gros clichés dont il préfère se tenir éloigné.

Finalement, après avoir récupéré son verre et bu une gorgée, il repère une petite tête blonde bien sympathique, un peu plus loin sur le comptoir et décide de s’approcher de lui pour lui tenir compagnie, comme si de rien n’était. Au début, celui qu’il a désigné comme étant sa proie semble sur la défensive, mais bientôt, il se mit à rire des paroles de l’Inspecteur qui lui parlait pourtant par moment de banalité ou simplement à raconter des conneries, comme il sait si bien le faire. Il tente également de glisser quelques sous entendus, mais le blondinet n’est pas toujours des plus réceptif.

Ce n’est qu’après avoir terminé leurs verres que Riley l’invite sur la piste de danse, là où il tente une approche, testant les réactions du jeune homme, osant le contact pour laisser parfois ses mains se balader de façon totalement innocente au début. Si sa proie commence à se détendre au fur et à mesure de leur danse, l’Inspecteur poursuit son approche, rapprochant son corps de celui de son partenaire de danse afin de chuchoter quelque chose au creux de son oreille, ce qui eu pour effet de le faire rire. Commençant à être en bonne voie dans sa séduction, il cherche rapidement du regard la rousse pour voir comment elle s’en sortait de son côté...
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// Mar 8 Mai - 14:16

douce hystérie


Whistling tunes we hide in the dunes by the seaside. Whistling tunes we're kissing baboons in the jungle. It's a knockout. If looks could kill, they probably will In games without frontiers - war without tears.

« Joue avec moi » réclame ses yeux.
« C’est moins drôle seule » racontent ses lèvres scellées.
« Je n’aime pas qu’on m’abandonne » avoue son dos parsemé de nœuds.

C’est l’angoisse en permanence. Elle a de la peur contenue dans les entrailles, Alexis. Ravagée par toutes ces choses qu’elle ne peut pas faire et qu’on lui rappelle à mi-voix en sachant qu’elle, elle n’en a pas. Une horreur qu’elle ne montre pas — elle la cache bien, elle la dissimule derrière sa candeur névrosée, elle la planque sous sa douceur toute chimérique.
C’est une grande menteuse.
Peut-être une mythomane.
Quelqu’un qui n’a pour vérité que celle qu’elle balance aux autres, coloriée de tromperies qui déforment les lignes initiales du dessin. On ne sait pas à quoi elle ressemble, Alexis. Tout est savamment corrigé. Tout est salement peinturluré.

Elle le fait rire et trouve ça étrange. Il ne se formalise de rien ; ni de ses bêtises, ni de son amour indécent et malsain pour la méchanceté. Elle le regarde se barrer avec un pincement au cœur — tout lui paraît soudainement plus calme, plus angoissant. Il n’y a plus personne pour jacasser à sa place. Elle le suit des orbes alors qu’il s’aventure jusqu’au paradis sur Terre : la fontaine des mille boissons alcoolisées. Cet endroit qu’elle adore plus que de raison, ce lieu où son âme s’évapore par la gorge béante après le verre de trop. Le verre qu’elle boit uniquement par gourmandise en étant déjà si ronde qu’elle peut rouler sous la table.
À croire qu’ils ont le même goût pour l’excès.

Elle le laisse à son breuvage, préférant garder le peu de lucidité qu’il lui reste pour sortir une proie de la grosse loterie qu’est la foule ; ça ressemble à s’y méprendre au comportement d’un éleveur qui cherche la prochaine bête qu’il va envoyer à la mort. Il y a des hommes et des femmes de tous les âges. Et, au milieu du mouvement incessant du bétail bruyant, Alexis retrouve le carré court de sa brune.
Plutôt que de se dépêcher vers elle -un peu fière qu’elle est, ça l’ennuierait qu’elle pense avoir quelque chose de spécial qui la détache de la mer de monde- la môme aux yeux fourbes quête le type avec lequel sa cible a dansé plus tôt. Aux coups d’œil qu’ils échangeaient et à leurs sourires, Alexis a rapidement capté qu’ils se connaissaient d’avant. Qu’ils étaient sûrement venus ensemble, même.

Elle le remarque, affalé contre un mur. Il sirote un alcool aux nuances vives, presque aussi intenses que le roux de ses cheveux. Elle s’approche, ondulant et esquivant les danseurs avec la grâce effrayante d’un serpent ; en deux ou trois mouvements, elle est sur lui. Elle échange patiemment des regards en s’arrêtant face à lui, prenant le temps avant de frôler son bras. Elle le voit se couvrir de frissons et se lécher les lèvres — et il tend les doigts dans sa direction. Il hésite, marque des pauses comme un novice. Elle s’amuse alors à le guider. À lui montrer en appuyant sur le dos de ses mains avec ses paumes ; et elle les entraîne là où elles sont censées la toucher. Son visage d’abord, les phalanges caressant ses joues et le coin de sa bouche. Elle mord doucement l’index du bout des dents et le libère. Il descend. Il passe par son cou, par sa nuque et ses épaules. Il achève sa course sur ses hanches osseuses où il stoppe sa course, comme fasciné par son bassin étroit.
Elle lui sourit.

Résonne enfin les talons aiguilles dans son sillage — ce son dont elle s’éprend à l’instant présent alors qu’elle le déteste habituellement. Elle sait ce qu’il veut dire ; en regardant dans son dos, elle aperçoit la silhouette ravissante de sa brune. Elle les fusille des prunelles et s’approche, les poings sous les côtes. Elle paraît un peu furieuse, un peu excitée aussi. Elle s’imagine sans doute casser des gueules, ou bien faire couler du sang. Son ami la voit aussi, il l’observe sans comprendre, l’air con et hébété. Il lui décoche un sourire niais, pointant Alexis comme s’il pensait qu’elle ne le remarquerait pas. Les traits de la brune se creusent d’une colère toute neuve qui annihile sa douceur passée.
Elle n’est plus qu’un monstre jaloux.
Ses talons agressent à nouveau le sol du club en défonçant la distance qui les séparait encore ; elle prend son ami par le col et repousse durement sa rousse en arrière. Elle joue à faire de son corps une frontière entre eux et Alexis comprend qu’elle a déjà gagné. Elle pivote lentement dans la direction du bar pour faire signe à Riley mais ne le trouve pas ; jusqu’à ce que sa tignasse blanche apparaisse dans le bordel des danseurs. Elle lui accorde un regard plein de sous-entendus lorsque les bras de la brune la capturent possessivement. Elle la serre sans tendresse aucune — il y a de l’autorité et de la rancœur dans ses gestes. Presque comme si Alexis avait été un animal ; un chat ayant eu le malheur d’aller se frotter à d’autres jambes qu’à celles de l’Humain qui espère être son maître.

La malice disparaît progressivement sous les caresses et les baisers abandonnés dans son cou. Elle abandonne le blanc des prunelles et se reconcentre sur sa partenaire farouche. Leurs lèvres se rencontrent à nouveau, se brûlent et se séparent. Une fois, deux fois. À la troisième, elles se quittent le temps de respirer et de se concerter silencieusement.

— On va chez moi ?

Elle hoche docilement la tête, Alexis. Légèrement hypnotisée, un brin enivrée. L’autre -celui avec le pénis- se manifeste brusquement en attrapant la brune par le poignet.

— Je peux venir ?

Comme prenant conscience de sa demande, il pique un fard mais ancre ses billes intéressées sur les deux filles.

— Je pourrais… vous aider. Enfin, vous voyez ? Vous êtes des filles, et tout…

De concert, la brune et Alexis lèvent leur majeur et s’éloignent. En passant à côté du bar, elle hèle le serveur et lui pique à nouveau un bout de papier. Elle y aligne quelques mots et donne des indications avant de disparaître bras dessus bras dessous avec sa conquête du soir.

Lorsqu’il retournera au bar, voilà ce que le serveur donnera à Riley : un petit bout de papier froissé avec son numéro et un « Merci pour mon ardoise ! ♥️ »



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// Sam 19 Mai - 19:39
Hysteria
Il parvient à la voir, assise à une table avec un homme et une femme, mais celle qui l’intéresse le plus c’est la brune, collé à celle qui lui a lancé ce défis. Visiblement elle s’en sort plutôt bien et au vu des regards lancés par le pauvre type à côté, il y en a un qui risque de rester sur la béquille ce soir. Cette pensée arrache un sourire au jeune Inspecteur qui décide de se concentrer à nouveau sur celui qu’il compte bien ramener chez lui ce soir, ou plutôt, aller chez l’autre, c’est même mieux ainsi ! Et tandis que son corps continue de chercher celui du mec face à lui, qu’il parvient à se rapprocher davantage, à lui voler quelques baisers, au début taquin, avant qu’il ne devienne plus langoureux, plus sauvage… Il se laisse faire, victoire ! Encore un peu et il sera totalement à lui !

Lorsque la musique commence à se calmer, son mignon cavalier vient chuchoter une proposition à ses oreilles, propositions que le jeune homme ne peut refuser, bien évidemment… Il quitte la piste de dans avec lui, cherchant Alexis du regard sans parvenir à la trouver. Tiens, tiens, où se trouve-t-elle ? En allant au bar, le serveur ne tarde pas à lui donner la réponse en lui faisant parvenir un bout de papier qu’il déplie. Un sourire s’affiche sur sa gueule d’ange en lisant son contenu. Ainsi elle est parvenue avant lui à conclure ? Dommage, il l’aura pour une prochaine fois. Il garde le papier avec le numéro, le rangeant dans sa poche avant de payer sa consommation ainsi que celle de sa camarade de jeu déjà partie pour passer une folle nuit, à n’en pas douter. Il ne regrette toutefois pas d’avoir perdu, il s’est bien amusé et au final, il ne rentre pas seul non plus, c’est l’essentiel.

Retournant auprès de son compagnon de soirée, il quitta les lieux pour un nouveau, celui de l’appartement de sa proie qu’il compte bien consommer toute la nuit, mais avant cela, il compte tout de même envoyer un petit message à la demoiselle qui a gagné le paris…
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