j'ai envie d'te raconter [shinya]
Aïn N. Cunningham
Team Valor
55
23 piges.
Aucun
Sous un carton
1410
11
55
23 piges.
Aucun
Sous un carton
1410
11
Team Valor
avatar
Icon :
Messages :
55
L'âge du personnage :
23 piges.
Métier :
Aucun
Habitation :
Sous un carton
Pokédollars :
1410
Niveau :
11



Laisse les plaies guérir

Mais demande aux autres de les soigner.

[…]

Kudun et Jaha se fusillaient du regard. Ils se regardaient en chiens de faïence, espérant sans doute pousser l’autre à la faute pendant que le gosse pleurait toutes les larmes de son corps minuscule. Chacun était installé contre l’une de ses oreilles, diffusant une chaleur aussi salutaire qu’effrayante au poupon qui ne considérait pas leurs attentions démesurées de la même façon. Il avait peur.
Il appelait sa mère, contre laquelle il récupérait un semblant de sérénité ; mais sa mère était occupée et elle n’avait pas l’intention de céder à tous les caprices de son chiard. La jeune femme rassemblait dans une boîte en osier tous les présents dont elle avait besoin pour veiller sur un tatouage neuf ; des compresses stériles, des produits désinfectants, un gel douche neutre – au cas où Shinya n’aurait pas eu l’occasion de s’en procurer lui-même – et des crèmes hydratantes. Elle en avait pour toute une armée, étant donné la surface tatouée de sa propre chair. Elle aimait en prendre soin, Aïn. Dans le lot, la jeune femme glissa un savon antibactérien, avant de se couler silencieusement jusqu’à son fils. Elle l’attrapa d’un mouvement étonnamment doux pour quelqu’un de son apparence ; elle prenait toujours mille précautions en le manipulant, caressant ses cheveux pâles avec tendresse. Aussitôt, l’enfant s’arrêta de chouiner en reniflant et dressa ses doigts chétifs jusqu’à ses oreilles où pendaient de lourdes boucles ethniques. Il joua avec, ronronnant et soufflant.
Aïn esquissait un sourire, malgré elle.

Désormais équipée, la tatoueuse abandonnait son môme aux bons soins de deuxième mère – Tejah – pour frapper à la porte voisine. Il était temps d’ôter à Shinya son horrible pansement et de faire un brève toilette et de nettoyer tout le bordel qu’elle lui avait dessiné dessus.
(c) DΛNDELION
Shinya Kagari
Team Valor

192
22 ans
Serveur dans un café
Quartier Machi
2340
16

192
22 ans
Serveur dans un café
Quartier Machi
2340
16
Team Valor
avatar
Icon :

Messages :
192
L'âge du personnage :
22 ans
Métier :
Serveur dans un café
Habitation :
Quartier Machi
Pokédollars :
2340
Niveau :
16
J'ai envie d'te raconter

À même apposé sur ta peau, la trace d’une part de ton être. À même gravé dans ta chaire, une marque de qui tu es. Et tu la sens, cette oeuvre qui par moment te démange, qui par moment est douloureux. Oh ce n’est qu’une douleur bénigne comparait à d’autres que tu as pu recevoir mais une douleur malgré tout. Tu accueils toutefois cette douleur avec plaisir, le plaisir d’avoir pu graver sur ta peau pâle une ligne de ton histoire, le reflet de ton âme. De part ces traits à la fois simple et complexe, tu y contes toute une histoire, ton histoire. Mystérieux, un secret bien gardé à même l’encre qui désormais est une partie de toi. Quoique ton corps tente par moment de le rejeter, ce surplus d’encre, ce corps étrangé. Il cicatrise, laissant parfois l’encre s’échapper mais ne gardant que le principal de côté. Elle est encore bien jeune, cette oeuvre, gravé la veille entre les mains expertes de cette femme aux doigts magiques qui a su représenter ce que tu souhaitais.

Tu la chéris, cette oeuvre. Tu la gardes jalousement pour toi. Tu n’en as parlé à personne, pas même à ta famille. Cette oeuvre est ton secret, pour le moment, tu ne cherches pas à l’exposer tout comme tu ne cherches pas à la dissimuler. Tu t’en fiches, de toute manière, qui pourrait comprendre le sens de ces lignes ? Personne hormis toi. Mais de là où il se trouve, tu ne peux observer ses traits délicats, quoique grossier à cause des petites croutes cherchant à se former par endroit. Rien d’anormal en soit, ton corps se doit de s’adapter, d’accepter, de cicatriser. Lui que tu as mal mené des heures durant, sous cette aiguille qui l’a tant harcelé, tant blessé mais toi, tu ne le vois pas ainsi, tu ne l’as pas vécu de la même manière.

Allongé sur le ventre dans ton lit, ne pouvant te poser ainsi sur ton canapé, tes pensées ailleurs, ton esprit vide, tu profites de ce calme que t’offre tes Pokemon en ce moment même. Chame dormant en boule sur le canapé, Drogon dans son panier dans le salon également, Yami couché à tes côtés et Khal camouflé dans un coin de ta chambre. La tranquillité régnait, pour cette fois du moins, jusqu’à ce que quelqu’un brise ce calme…

Les oreilles de Yami se dressèrent et le renard se redressa en grognant légèrement. Tu tournes la tête vers lui avant de te redresser sur le lit. Ta main se posant sur sa tête que tu caresses avant de te redresser totalement pour te rendre jusqu’à la porte d’entrée, vêtu d’un simple jean sans le moindre haut te dérangeant, si ce n’est le pansement gardant précieusement l’oeuvre encore si fragile sur ton dos…

Un coup d’oeil et tu vis qui se trouvait là, Aïn, l’artiste qui avait posé sa griffe sur ton corps, qui avait marqué ta chaire de cette oeuvre désiré. Elle était là, probablement pour les soins, comme elle te l’avait proposé. Tu ouvre finalement la porte, ton regard se portant sur la jeune femme, à la fois tatoueuse et voisine, un panier en main.

“Salut. Je ne pensais pas que tu passerais maintenant. Entre et ne fais pas attention à Yami.”

Déjà à tes pieds le renard argenté se trouve en grognant vers celle arrivé. Lui ouvrant la porte pour l'inviter à entrer dans ta demeure, tu te diriges dans le salon où Chame et Drogon s’étaient redressé pour voir ce dont il s’agissait. Sur un petit meuble, près de la télévision, se trouve une couveuse avec trois œufs à l’intérieur, chauffé par des ampoules adéquate. Quant au reste du salon, rien ne traînait, impeccable, du moins aucun bordel n’était en vu, la pièce est suffisamment éclairé et spacieux pour servir également de salle à manger.
Chame fixa un instant l’arrivante pour descendre ensuite du canapé jusqu’à se rendre vers l’invité. Humant son odeur, le félin violet se frotta aux jambes de la jeune femme en guise de salut, sans la moindre peur tandis que Drogon reste en retrait et Yami collé à tes jambes.

“Installe toi où tu le souhaites. Tu veux quelque chose à boire ?”
Code © N3M0
Aïn N. Cunningham
Team Valor
55
23 piges.
Aucun
Sous un carton
1410
11
55
23 piges.
Aucun
Sous un carton
1410
11
Team Valor
avatar
Icon :
Messages :
55
L'âge du personnage :
23 piges.
Métier :
Aucun
Habitation :
Sous un carton
Pokédollars :
1410
Niveau :
11



Laisse les plaies guérir

Mais demande aux autres de les soigner.

Les yeux fermés, comme une enfant, Aïn lisait les secondes qui s’écoulaient. Une, deux. Peut-être quatre ou neuf. Au bout d’un moment, elles s’entassaient sous ses paupières jusqu’à recréer les lignes qu’il y avait sur les corps de tous ses clients. Elle n’en avait oublié aucun.
L’oiseau minuscule et coloré qui représentait l’espoir d’une gamine cancéreuse en rémission. Elle avait tellement travaillé sur sa peau qu’elle en avait eu le souffle coupé à l’arrivée ; hors d’haleine d’avoir tant donné pour quelqu’un dont les pleurs étaient davantage liés à la souffrance de se savoir peut-être sauvée que par les assauts incessants de tes doigts. Le badge encré dans la chair de celui qui avait embrassé le goulot d’une bouteille pour la dernière fois il y avait de cela dix années auparavant. Et des ailes, tellement d’ailes – la jeune femme les avait taillé en s’assurant qu’au dernier jour de leur hôte, elles se déploient pour les amener là où ils étaient désirés. Là où quelqu’un les attendait.
Et puis… Il y avait son secret. Presque inavouable, complètement caché. Dessiné de son talon jusqu’à la moitié de sa jambe, un nom tracé avec une maladresse quasiment enfantine : Ambrose. Machinalement, la tatoueuse le frôlait de son autre jambe. C’était son premier tatouage maison. Sa première création, la seule lui étant venu à l’esprit et l’ayant obsédée alors que la machine gémissait entre ses mains inhabituées. Elle n’en avait pas honte. Elle l’aimait, à l’instar de tous les autres motifs qu’elle avait travaillé sur son derme ou qu’elle avait laissé entre les doigts des rares collègues qu’Aïn estimait.

Dans un hululement guttural, le palier se dérobait sur une silhouette qu’elle commençait déjà à connaître sur le bout des phalanges ; elle ne l’avait touché qu’une seule fois, mais la jeune femme avait la sensation de pouvoir dresser une ébauche de lui-même en gardant les prunelles bandées. Dans le même mouvement, des plaintes se répercutaient dans son dos et Aïn découvrait que Jaha se faufilait tel un fauve mécontent d’entre les jambes de sa mère débordée. Elle haussait un sourcil avant d’exhaler un soupir, accordant à la bête sauvage de se glisser à ses côtés. Il avait l’air inquiet.

ㄧ Excuse-moi d’avance si le pigeon qui m’accompagne créée des soucis.

Le concerné bâilla en frottant son crâne doux sur la jambe de sa dresseuse qui se pencha pour le ramasser avant d’entrer. Elle adressait un signe guilleret de la main à la jolie créature appelée Yami, drapant ses lèvres craquelées d’un sourire amical. En constatant qu’une seconde bouille s’approchait et semblait clairement plus sociable, Aïn s’accroupissait pour lui tendre les paumes à la façon d’un étranger qui cherche à apprivoiser un animal sauvage, pour caresser la fourrure de manière très éphémère. Elle avait toujours une sensation étrange en touchant les compagnons des autres – une impression similaire à un viol. Comme si elle pénétrait la bulle d’intimité et s’y engouffrait à la force de ses maigres bras. Jaha n’appréciait pas non plus que tu en aimes d’autres. Il te voulait pour lui seul ; sûrement par peur de te voir détournée par des forces contre lesquelles il ne pourrait pas lutter. Il te rappela sa présence d’un mouvement de la tête, cognant ton menton.

ㄧ Je veux bien un peu d’eau, ouais.

Louvoyant dans l’appartement, la jeune femme se dirigeait naturellement jusqu’aux œufs. Elle n’osa pas les approcher plus que de raison, de peur de les casser. De peur de les abîmer. Aïn avait beau ne pas les aimer – du moins, c’était là ce qu’elle cherchait à se faire croire – son œuf à elle lui causait des soucis. Elle se réveillait la nuit pour vérifier que la couveuse le réchauffait. Elle le touchait, aussi ; apposant ses mains sur la coquille pour sentir l’organisme qui se développait en-dessous. De temps à autre, lorsque personne n’était aux alentours, elle chuchotait même quelques paroles. Comme à un enfant. Comme à un bébé.

ㄧ Tu prends grand soin d’eux, murmurait-elle entre ses lèvres pincées. J’espère qu’ils seront de gentils bonshommes. Hein, Jaha ?

Le Goupix ronchonna de plaisir lorsqu’elle enfouissait son visage dans le duvet de son cou pour le respirer longuement. Elle abandonna les couveuses à contrecœur pour s’asseoir à même le sol, dos posé contre le canapé. La tatoueuse n’avait plus l’habitude de se déranger des convenances et de la bienséance, elle agissait seulement à sa guise.

ㄧ J’voulais pas te laisser le pansement plus longtemps, désolée de débarquer sans prévenir. Elle soulevait son panier posé à côté d’elle. J’ai plein de choses magiques à te montrer pour que ton tatouage reste beau et propre !
(c) DΛNDELION
Shinya Kagari
Team Valor

192
22 ans
Serveur dans un café
Quartier Machi
2340
16

192
22 ans
Serveur dans un café
Quartier Machi
2340
16
Team Valor
avatar
Icon :

Messages :
192
L'âge du personnage :
22 ans
Métier :
Serveur dans un café
Habitation :
Quartier Machi
Pokédollars :
2340
Niveau :
16
J'ai envie d'te raconter

Tu la laisses s’agiter comme elle le souhaite dans ton antre, tandis que tu te rends dans ton coin cuisine, séparé du salon par un comptoir. Attrapant deux verres, tu les déposes sur le plan de travail, attrapant une bouteille d’eau dans le frigo avant de jeter un coup d’oeil vers la jeune femme. Perdu dans sa contemplation de la couveuse, observé avec intérêt par Yamori, caché dans un coin du salon, ainsi que par Drogon qui observe votre invité avec intérêt. Lorsqu’elle s’installa sur le sol, contre ton canapé, la salamandre noir s’approcha d’elle pour pouvoir la saluer. Tes Pokemon s’agitent un à un à leur tour, venant observer les deux invités présents. Certains visibles, d’autres comme Khal et Yamori restent cachés à observer…

Tu t’approches de la jeune femme, déposant les deux verres sur la table basse. L’un contenant de l’eau, l’autre un thé froid. Tu t’installes sur le canapé, observant tout ce qu’elle t’avait rapporté. Tu l’avais entendu, lorsqu'elle était face aux oeufs mais tu n’avais pas pris la peine de répondre, après tout était-ce une question à ce moment-là ? Te concentrant plutôt sur la raison du passage de ta voisine, ton tatouage.

“Ce n’est pas grave, je ne faisais rien de toute manière.”

Attrapant à nouveau ton verre, tu en bois une bonne gorgée, Chame bondissant sur le canapé pour venir s’installer sur le dossier, suivis peu après de Nezumi qui vint s’installer sur tes genoux, observant la jeune femme avec curiosité, ses oreilles frémissants. Ton regard posé sur le panier de Aïn, tu te demandes quel sont ces choses magiques dont elle a fait mention.

“Des choses magiques ? Tu n’aurais pas dû t’embêter autant, mais c’est sympa de ta part. Le pansement commence à être gênant en plus.”

Il te démange parfois, le tatouage. Tu ne supportes rien en ce moment, sur ta peau encore sensible et même ce pansement t’est insupportable par moment. Lorsque tu te trouves chez toi, tu laisses tomber les t-shirts pour te sentir plus à l’aise, surtout avec ce qui se trouve gravé dans ta chaire. Tu reposes le verre, ta main se posant sur le pelage où danse parfois quelques étincelles, sur le rongeur électrique.
Code (c) N3M0
Aïn N. Cunningham
Team Valor
55
23 piges.
Aucun
Sous un carton
1410
11
55
23 piges.
Aucun
Sous un carton
1410
11
Team Valor
avatar
Icon :
Messages :
55
L'âge du personnage :
23 piges.
Métier :
Aucun
Habitation :
Sous un carton
Pokédollars :
1410
Niveau :
11



Laisse les plaies guérir

Mais demande aux autres de les soigner.

Aïn le pensait solitaire. Le genre à s’enfermer chez soi, et à avoir des activités illicites ; sûrement comme toutes les femmes qui la croisaient dans la rue, alors qu’elle était une jeune mère célibataire sans histoire et qui, la majorité du temps, ne s’amusait pas à contourner les lois. Sauf quand elle passait au rouge pour changer de trottoir, ou qu’elle coupait la route à un chauffeur pressé ; c’était là ses seuls vices. La musique n’était jamais poussée à fond après vingt-deux heures – ou alors c’est qu’elle était assez bourrée pour danser sur les comptines censées endormir le cafard, mais tout le monde chantait à tue-tête le générique de MLP et compagnie, n’est-ce pas ? Un sourire sardonique s’empara de ses lèvres à cette pensée. Il n’y avait qu’elle pour s’imposer la chasteté, la sobriété et tout le reste à son âge ; toutes les autres s’éclataient sur les tubes de l’été en buvant des alcools que leurs foies bousillés les obligeaient à vomir dans la ruelle voisine.
Le Goupix demeurait installé sur tes jambes tendues en avant, là où s’arrêtait son territoire. En mâle dominant, il n’aimait pas pénétrer l’espace des autres et comprenait sans difficulté que les compagnons de Shinya n’apprécieraient pas nécessairement de le voir déambuler et se promener. Statique, il se laissait étudier tout en conservant une posture volontairement alerte ; il était prêt à égorger le premier qui esquisserait le moindre geste déplacé ou menaçant à l’encontre d’Aïn qui était, quant à elle, désemparée. Jaha remarquait son désarroi. Ils étaient tous si gentils à leur égard. Intéressés, ils s’approchaient tour à tour et l’observaient avec une innocence qui leur donnait des airs d’enfants insouciants.
Peut-être que Vivien aimerait grandir en étant entouré, lui aussi ? La tatoueuse lança un regard à son Goupix qui s’écrasa nonchalamment contre son cœur, écoutant les battements saccadés de l’organe malmené – le souvenir d’Ambrose était frais dans son esprit, et envisager de prendre d’autres Pokémons sous sa responsabilité avait quelque chose de pénible. Une forme de trahison, peut-être. La jeune femme esquissait néanmoins des sourires et jetait des œillades foncièrement curieuses aux petites bêtes qui osaient l’approcher. Quelque chose pétillait dans ses prunelles. Jaha frotta sa tête chaude contre son menton, lui rappelant où elle était ; d’un geste lent, elle attrapa le verre et le présenta à la bestiole qui trônait sur son corps – créature qui refoulait l’offrande mais léchait son poignet dans un remerciement. En désespoir de cause, Aïn avala elle-même le liquide transparent en écoutant son client.

ㄧ J’imagine, oui. J’vais te le retirer, ça risque d’être désagréable et assez moche pour les prochains jours. Par contre, il vaut mieux que tu renonces au canapé ; ça peut couler un peu et j’voudrais pas que tu te retrouves à faire du ménage.

Fouillant dans sa boîte à malice, Aïn récupérait une serviette propre et noire qu’elle étala sur le sol, devant elle alors qu’elle repliait ses jambes en tailleur. Elle tapota la place, faisant comprendre au jeune homme que ses jolies fesses étaient attendues. En attendant, la tatoueuse récupéra une bassine de petite taille qu’elle allait remplir d’eau tiède avant de se réinstaller. Une à une, elle exposa les bouteilles sur la table en les débouchant ; un savon bactéricide, des sachets de compresses stériles humides et d’autres, sèches. Un gros pot neuf de crème hydratante et des poches d’eau à mettre au congélateur. Une fois les bagages exposés, elle récupéra précautionneusement le sachet de gants et se releva pour se laver longuement les mains avec une solution bactéricide ; une fois l’œuvre achevée et les gants enfilés, elle coupa l’eau avec les coudes et commença par s’occuper du pansement.
Le Goupix s’était glissé sur le canapé derrière elle, posant sa joue contre son dos parce qu’il se savait interdit de câlins jusqu’à ce que la jeune femme ait terminé. À l’aide d’une autre serviette, Aïn humidifia doucement le pansement en tapotant délicatement toute la zone ; moins elle aurait à tirer, moins Shinya et sa peau en pâtiraient. La protection trempée, elle l’ôta en ramenant les côtés vers elle, jusqu’à ce que le reste se décroche sans effort – en-dessous, les coulures d’encre, de sang et d’autres joyeusetés déformaient l’ouvrage et lui conféraient un aspect inquiétant. Rien d’anormal, pourtant.

ㄧ Pour le moment, j’vois rien de bizarre. Je peux continuer ? Là, j’ai seulement à nettoyer avec les compresses et le savon, ensuite je sèche. Quand ce sera tout propre, on attendra un peu avant de terminer sur la crème hydratante. Je te laisserai mes produits, j’en ai toute une collection à la maison.
(c) DΛNDELION
Shinya Kagari
Team Valor

192
22 ans
Serveur dans un café
Quartier Machi
2340
16

192
22 ans
Serveur dans un café
Quartier Machi
2340
16
Team Valor
avatar
Icon :

Messages :
192
L'âge du personnage :
22 ans
Métier :
Serveur dans un café
Habitation :
Quartier Machi
Pokédollars :
2340
Niveau :
16
J'ai envie d'te raconter

Elle s’installe, la jeune femme, préparant tout son petit bordel pour pouvoir s’occuper de toi, Shinya. Lorsqu’elle eut terminé, elle te fit comprendre qu’il était temps de passer à l’action et tu t'installes, dos à elle, la laissant faire son travail. Seul, jamais tu n’aurais pu le faire. Une chance que ta tatoueuse soit une voisine d’immeuble. Tu la laisses faire à sa guise, tu as confiance, toi, tu sais qu’elle ne fera rien pour détruire son oeuvre. Tu sais qu’elle en prendra grand soin, comme si il s’agissait de son propre enfant.

À nouveau, tu laisses ses mains gantés faire leur travail. Tu la laisses te débarrasser de ce pansement, sous le regard tantôt curieux, tantôt inquiet de tes compagnons qui vous entoure, pour certains près, pour d’autres éloignés. Yami observe attentivement les gestes de la jeune femme, sur ses gardes. Jetant par moment quelques coups d’oeil au Pokemon qui ne semble vouloir quitter sa maîtresse. Il le surveille, oui, afin de montrer à ce mâle que ici, c’est lui le chef. Enfant, c’est ce qu’il croit, le petit renard, mais qu’en est-il réellement ? Rien, strictement rien. Le jeune Evoli aime croire qu’il contrôle tout alors que ce n’est nullement le cas. Il aime se croire au-dessus de tout, hormis de toi.

Jaloux au possible et possessif, le renard grogne sur quiconque t’approche et tu le sais en train de se retenir en cet instant présent, tandis qu’il fusille du regard les invités de la maison. Ce n’est pas toujours facile d’avoir un pareil Pokemon chez soit, mais Yami est important pour toi. Plus qu’un animal de compagnie, il est également un compagnon de travail, mais également un meilleur ami, en quelque sorte. Il est celui qui t’a accompagné plus jeune et qui t’a suivi dans ta débauche. Il t’a sauvé de bien des situations tout comme tu l’as sauvé également.

Il tente de se calmer, l’animal au pelage argenté. Venant se coucher près de toi, tu te mis à le caresser tout en écoutant les paroles de la jeune femme en train de prendre soin de toi. Elle t’explique ce qu’il en ai, t’offrant volontier les produits qu’elle t’a rapporté. Tu les regardes un à un sans savoir quoi en faire en réalité.

“Merci, même si je doute pouvoir me débrouiller seul pour le coup. Se faire tatouer cette zone quand on est seul n’est pas très malin au final.”

Oui, tu n’avais pas réfléchis sur le coup mais il était bien trop tard pour faire demi-tour. De toute manière, ne l’aurais-tu pas fait dans tous les cas ? Si, et tu te serais d’emmerder à trouver quelqu’un pour t’aider, même si en cet instant c’est Aïn qui s’en charge.

“Il faut combien de temps de cicatrisation ?”

Totalement immobile, tu la laisses continuer son travail, afin de lui faciliter la tâche. Tu aimerais savoir pendant combien de temps encore il te faudra compter sur d’autres pour ton tatouage, mais n’aimant nullement demander l’aide des autres, il te faudra mettre de côté ce principe si tu ne veux pas voir cette oeuvre s’effriter...
Code (c) N3M0
Aïn N. Cunningham
Team Valor
55
23 piges.
Aucun
Sous un carton
1410
11
55
23 piges.
Aucun
Sous un carton
1410
11
Team Valor
avatar
Icon :
Messages :
55
L'âge du personnage :
23 piges.
Métier :
Aucun
Habitation :
Sous un carton
Pokédollars :
1410
Niveau :
11



Laisse les plaies guérir

Mais demande aux autres de les soigner.

Aïn était à son aise, dans le petit appartement. Il ressemblait au sien ; ordonné et rangé sans avoir la sensation dérangeante de se trouver à l’asile, là où les chaises étaient vissées au sol pour éviter qu’un taré en assomme un autre avec. Le logement demeurait vivant, tout en préservant la douce intimité des lieux qui changeaient peu et où il était facile de se faire des repères. De prendre des habitudes. Un cocon, en réalité. Jaha semblait être du même avis, puisque ses muscles débandaient progressivement ; contre l’oreille de sa dresseuse, il se laissait même aller à quelques soupirs d’aise en gardant les yeux mi-clos – comme s’il s’apprêtait à sombrer dans le sommeil. C’était une chose rare à laquelle ils assistaient sans le voir, Jaha ne s’endormant que s’il avait la sensation que la femme sur laquelle il veillait était réellement en sécurité. Il bâilla, adressant un regard dénué d’animosité à la créature possessive qui les observait tour à tour avec méfiance.
S’il était du genre dominant, Jaha ne revendiquait jamais un territoire qui n’était pas le sien. Il répandait ses lois à la maison et au salon de tatouage, mais jamais chez les autres. Ses nombreuses queues s’enroulèrent chaleureusement autour de la gorge d’Aïn, formant une épaisse écharpe et il se lova dans cette odeur qu’il appréciait tant ; renonçant à toutes ses barrières.

— Je m’occuperai des soins, pas de soucis là-dessus. Je rentre entre midi, de toute façon. De ton côté, tu auras seulement à te soucier de te laver avec le savon que je t’ai amené et à sécher le tatouage avec des compresses ou des mouchoirs ; je pense que l’un de tes petits compagnons peut t’aider pour ça. Tu oublies les vêtements moulants ou en laine, et tu le laisses le plus souvent possible à l’air libre. C’est tout. Je ferai le reste.

S’occuper d’un tatouage était simple, du moment que l’assurance et les gestes étaient là. Elle, s’étant occupée de ses propres blessures encrées, elle avait entre ses mains tous les secrets pour ne pas avoir à retoucher les détails arrachés avec les croûtes.

— Surtout que c’est dur d’être seul avec une voisine aussi envahissante, qu’Aïn ajoutait avec une once de malice. Pour une aussi grosse bête, tu peux tabler sur quinze bons jours de souffrance et de démangeaisons. On touche pas, on gratte pas et on évite le soleil. Mais au moins un mois pour une cicatrisation optimale si tu l’hydrates correctement et si tu passes à côté de l’infection.

Au fur et à mesure qu’elle énonçait ces faits, elle laissa la peau reposer tranquillement sous l’air tiède de la pièce. La jeune femme s’attarda sur les petits détails, sur les choses abandonnées sur les meubles et les objets qui traînaient là ; comme s’ils lui donneraient des informations supplémentaires sur son client. Mais ce qui la frappait et sautait aux yeux, c’était l’amour qu’il avait pour ses camarades à quatre pattes – tendresse qu’ils lui rendaient avec autant d’intensité. Elle coulait des sourires rassurants à chacun d’eux, elle ne voulait de mal à personne.
Lorsqu’elle jugea que le temps était passé, Aïn ôta doucement ses gants en prenant garde à ne toucher que les extrémités situées aux poignets ; du bout des doigts, elle tâta le tatouage pour s’assurer qu’il était complètement sec et récupéra une grosse noix de crème d’une gamme spécialisée dans les tatouages et la cicatrisation de ceux-ci pour l'étaler en couches fines.
(c) DΛNDELION
Shinya Kagari
Team Valor

192
22 ans
Serveur dans un café
Quartier Machi
2340
16

192
22 ans
Serveur dans un café
Quartier Machi
2340
16
Team Valor
avatar
Icon :

Messages :
192
L'âge du personnage :
22 ans
Métier :
Serveur dans un café
Habitation :
Quartier Machi
Pokédollars :
2340
Niveau :
16
J'ai envie d'te raconter

Tu hoches doucement la tête, tu accepte son aide. Tu enregistres ses conseils. Tu évites déjà de mettre quoique ce soit sur ton dos lorsque tu es chez toi, afin d’être plus à l’aise. Tu évites déjà les vêtements moulant, n’étant pas friand de ce genre de chose de base. Tu la laisses faire, sentant chaque chose, chaque soin qu’elle prodigue dans ton dos, sur cette parcelle de peau devenue sensible depuis que l’encre a pénétré ta peau par l’assaut de cette aiguille qui a martelé des heures durant ton épiderme. Tu ne dis rien, restant muet, caressant doucement ton premier compagnon qui avait cessé de fusillé du regard les intrus. Fermant les yeux, il se laisse aller à un repos, voyant qu’il ne craignait rien, que personne n’en aurait après toi ou son territoire.

Le calme règne quelques petites secondes à peine avant qu’elle n’ouvre à nouveau la bouche, la jeune femme. Une petite réflexion, une petite taquinerie et tu esquisses un rapide sourire avant de disparaître aussi vite qu’il était venu. Quinze jours pour la douleur et démangeaison, tu retiens, ce n’est pas grand chose et c’est largement supportable pour toi. Un mois environs pour que tout soit bien cicatrisé, tu notes également.

“Je suis sûr que certains seraient heureux d’avoir une telle voisine.”

Oui, certains aimeraient voir leur mignonne voisine venir les envahir pour s’occuper d’eux. Quant à toi, qu’en est-il ? Tu n’en sais rien, tu ne t’ai jamais posé la question. Tu apprécies sa compagnie, toi qui n’aime pas rester seul. Tu en profites, sans rien dire, tu la laisses à nouveau s’occuper de toi. C’est agréable tu ne peux le nier. Laisser de temps à autre quelqu’un d’autre s’occuper de soi au lieu de s’occuper des autres. De traîner dans les affaires louche. Non, en cet instant, tu oublies tout le reste, tu restes simplement dans ta petite bulle de bien être, un instant qui t’est réservé, à toi tout comme à elle. Cela aurait pu être n’importe qui au final, après tout tu t’en fiches de savoir avec qui tu te trouves, non ? C’est l’impression que tu donnes mais va savoir ce qu’il se passe réellement dans ta tête ? Personne ne le sait…

“Merci pour ton aide.”

De simple parole mais que pouvais-tu dire de plus de toute manière ? Tu la remercie de prendre la peine de venir jusqu’à chez toi pour t’aider à prendre soin de cette oeuvre à même ta chaire. Tu la remercie de sa présence également, un sentiment que tu gardes au fond de toi même. Tu la remercie simplement, sans chercher plus loin. Par moment tu es semblable à un enfant. Tes remercie sont simple et sincère. Tes pardons le sont également. Tu ne cherches pas plus loin, tu dis seulement ce qui te traverse l’esprit, de la même manière où elles s’imposent à toi.

Nezumi grimpa sur le canapé, s’approchant doucement de la jeune femme, ainsi que du Pokemon endormi. Le rongeur électrique les observes, se détournant du renard de feu pour s’intéresser à la tatoueuse...
Code (c) N3M0
Contenu sponsorisé
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» [Jeu stupide comme d'hab] J'envie X parce que...
» ♦ Juste une envie d'oublier ... [ Libre ]
» [Terminé] Une soudaine envie de parler. (PV Elena. A Armstrong)
» Une envie de solitude ...
» « Si tu savais comme j'ai envie de manger des nems ! » | Psychalya l. Nàrwen

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Sauter vers: